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Full text of "Manuel de l'amateur de reliures armoriées françaises"

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Docteur Eugène OLIVIER -— Georges HERMAL 
Capitaine KR. de ROTON 


MANUEL, DE. L'AMATEUR 


DE 


RELIURES ARMORIÉES 
FRANCAISES 


Première Série 
(BANDES ET BARRES) 
Planches 1 à 19 


PARIS 
Ch. BOSSE, Libraire 
16-18 Rue de l’'Ancienne-Comédie 


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1924 


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MANUEL DE L’'AMATEUR 


DE 


NEMIUIRES A RMORTÉES 


FRANÇAISES 


JUSTIFICATION DU TIRAGE 


20 Exemplaires sur papier du Japon des Manufactures 


Impériales, numérotés en chiffres romains de | à XX. 
1.000 Exemplaires sur papier velin, numérotés de 1 à 1.000. 


25 Exemplaires hors commerce, sur papier vélin. 


EXEMPLAIRE N° 508 


Copyright by Charles Bosse. 1924. 


Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays, y compris la Suède et la Norvège. 


Docteur Eugène OLIVIER — Georges HERMAL 
Capitaine R. de ROTON 


MSIE DEL AMAT EUR 


DE 


RELIURES ARMORIÉES 


FRANCAISES 


Première Série 
(BANDES ET BARRES) 
Planches | à 119 


PRASRLS 
Ch. BOSSE, Libraire 
16-18, Rue de l'Ancienne-Comédie 


L92:4 


BRÉPACE 


Durant plusieurs siècles et presque jusqu’à la fin du XIX', l'étude des fers de 
reliure, l'identification des armes qui figurent sur les plats des volumes n'ont intéressé 
qu'un petit nombre d’héraldistes. Les provenances, comme on dit aujourd'hui, 
n'éveillaient ni la convoitise, ni même la curiosité des amateurs. Peu de libraires les 
mentionnaient sur leurs catalogues. Et cependant on peut affirmer qu'en aucun 
autre pays d'Europe ces marques de possession n'ont été plus élégamment dessinées, 
plus finement gravées, plus soigneusement frappées qu'en France. Toute l'histoire 
de notre art décoratif sy retrouve. Ce sont comme autant de miroirs où viennent 
se refléter, dans un cadre minuscule, le symbolisme du XVI: siècle, l'austérité puis 
la somptuosité du XVII‘, les folies italiennes du rococo, suivies, vers la fin du 
XVIII, du retour à la délicate sobriété traditionnelle. 

Rechercher pour quel amateur discret avaient été exécutées au déclin de la 
Renaissance ces mystérieuses reliures fleuries ou semées d'emblèmes et d'initiales, 
apprendre quelles mains de prélat ou de précieuse avaient caressé ces volumes 
timbrés aux armes de la maison paraissait aux collectionneurs d'autrefois également 
dénué d'intérêt. On n'ignorait pas les fers royaux et ceux de quelques princes, ceux 
des illustres favorites ou des personnages historiques, mais peu de libraires savaient 


les discerner et leur effort s'était arrêté là. Ils manquaient de documentation et des 


X PRÉFACE 


connaissances indispensables que les héraldistes, seuls, possédaient. Les bibliophiles 
— peu nombreux — du XIX* siècle recherchaient, avec un goût très sûr, les 
incunables, les éditions princeps ou les grands papiers des textes classiques. Ils 
appréciaient certainement la riche parure d'un maroquin couvert de dentelle, mais 
ils ne se souciaient guère du trait caractéristique que l’éclat d'un joli fer ajoute à la 
physionomie d'un exemplaire. Faut-il nous juger plus frivoles, nous qui nous 
glorifions aujourd’hui des moindres grains de beauté de nos chers bouquins ? Non, 
sans doute. En réalité, l'abondance des livres précieux, des objets convoités dispensait 


nos pères de ces curiosités secondaires. 


Quoiqu'il en soit, c'est en 1873 seulement que parut la première étude sur le 
sujet. Cet essai superficiel dû à la plume d'un bibliothécaire, Joannis Guigard, ne 
satisfit même pas son auteur qui en donna, vingt ans plus tard, une seconde édition, 
fruit d'un labeur plus sérieux, renfermant cependant encore nombre d'erreurs et 
de lacunes et conçue avec une méthode qui ne facilitait guère les recherches. Sans 
nier le mérite d'une pareille tentative, le Nouvel Armorial du Bibliophile ne peut 


être considéré que comme une Introduction à l'étude des fers de reliure. 


Si l'on ajoute à ces deux volumes, devenus rares, quelques monographies 
tirées à petit nombre, de courts articles épars dans les revues bibliophiliques et ceux 
très intéressants et abondants — mais réservés aux membres d’une société — 
publiés dans les Archives des Collectionneurs d'Ex-Libris, on aura clos la liste des 
sources qu'amateurs et libraires pouvaient consulter de nos jours. C'était tout à fait 
insuffisant à une époque où la bibliophilie s'est si largement généralisée, où l'exode 
au delà de nos frontières de tant de bibliothèques rendait le culte des livres encore 
plus ardent et plus minutieux. Les maroquins à dentelle étant devenus presque 
introuvables ou terriblement coûteux, on s’enthousiasma pour les reliures armoriées. 
L'intérêt que celles-ci offrent au double point de vue historique et artistique, joint 
au piquant attrait d'énigmes à résoudre, était enfin reconnu après des siècles 
d'indifférence. Comme les nouveaux collectionneurs —— bien excusables d'ignorer 
les mystères de la science du blason —— devaient apprendre à discerner les livrées 
dont leurs exemplaires étaient revêtus, chacun se mit à l'affût d’obligeants héraldistes, 
mais il ne restait plus que quelques très rares fervents d'un art desuet. Dieu sait de 


quelles incessantes requêtes ils furent accablés alors 


PRÉFACE XI 


Reprendre le travail simplement ébauché par Guigard s'imposait donc. Il 
fallait redresser ses erreurs, réunir la plus grande quantité possible des innombrables 
fers quil avait ignorés, les identifier, les reproduire plus fidèlement, et surtout les 
présenter dans un ordre plus favorable aux investigations. C'était là un très gros 
labeur dont ceux qui ont pratiqué ces recherches si souvent décevantes peuvent, 
seuls, se faire une idée exacte. Il fallait enfin rencontrer l'héraldiste éclairé, 
l'inlassable érudit qui, avec un complet désintéressement, voulût bien se consacrer à 


cette longue et délicate besogne. Bien peu en eussent été capables! 


En tout cas, celui qui, de nos jours, semblait le mieux qualifié consentit à 
l'entreprendre et parvint à la mener à bien avec le concours de deux collaborateurs 
aussi compétents que dévoués. Le présent ouvrage qui s'achève leur vaudra, j'en 
suis certain, la très grande reconnaissance non seulement de tous les bibliophiles, 
mais aussi de tous ceux que passionne l'étude de l'incomparable art français dans 


ses multiples manifestations. 


FERNAND JOUSSELIN, 


Vice - Président 
de la Société du Livre d'Art. 


INTRODUCTION 


L'ouvrage que nous soumettons aujourd'hui à l'appréciation des Bibliophiles 
est consacré uniquement à l'étude des fers de reliure français; c'est dire que nous 
en avons systématiquement éliminé les fers étrangers, sauf ceux dont le possesseur, 


quoique étranger, a vécu en France ou y a occupé une charge importante. 


Le plan que nous y avons suivi est entièrement nouveau. En effet, sans nier 
l'intérêt et l'utilité de l'ouvrage de GUIGARD, dont le “ Nouvel Armorial du 
Bibliophile ”, paru en 1890, a eu le grand mérite à nos yeux d’être le premier en 
date et d'avoir donné aux amateurs de reliures armoriées de nombreux renseigne- 
ments jusqu'alors disséminés ça et là, notre pratique nous a montré que cet ouvrage 
était incommode et que les recherches y étaient longues et difficiles. Certes il y a lieu 
d'étudier dans un chapitre spécial les fers des maisons souveraines, mais pourquoi 
séparer les uns des autres les fers des femmes bibliophiles, des ecclésiastiques et des 
amateurs particuliers, alors que très souvent on rencontre dans la même famille, par 
conséquent avec les mêmes armoiries, des fers des trois classes. Nous avons donc 
dans notre ouvrage supprimé cette classification. Fallait-il comme GUIGARD adopter 


l'ordre alphabétique pur et simple, nous conformant ainsi à l'usage immémorial des 


XIV INTRODUCTION 


Dictionnaires et Manuels? Nous ne l'avons point pensé : que demandent en effet 
l'amateur ou le libraire qui viennent d'acheter une reliure aux armes, sinon d'en 
connaître la provenance. Le problème consiste donc, étant donnée une armoirie, à 
en retrouver le possesseur. Dans ce cas, à quoi peut servir l’ordre alphabétique suivi 
par GUIGARD, à moins d'un hasard ou d'une chance particulière, si ce n'est à 
décourager le chercheur qui, après avoir parcouru 200 ou 300 pages de l'ouvrage, 
abandonne le problème sans l'avoir résolu. Nous n'en voulons pour preuve que 
les demandes d'identification qui nous arrivent journellement de la part de libraires 
ou d'amateurs pourtant fort érudits avec cette mention : “ n'est pas dans GUIGARD ” : 
alors qu'il nous suffit de quelques instants pour l'y trouver, grâce à notre classement 


personnel. 


D'aucuns nous diront que cet ouvrage possède une table héraldique, et que 
si l'amateur veut bien s'en donner la peine et s'en servir, ses recherches seront 
considérablement simplifiées. Rien n'est plus exact: malheureusement cette table est 
incomplète et trop peu détaillée et, si elle peut encore rendre des services pour les 
pièces et meubles de blason rares, elle est absolument insuffisante pour le chevron 


ou le lion par exemple. 


Nous avons donc dans notre Manuel renversé le plan de GUIGARD : nous 
avons basé notre classification des fers de reliure sur la décomposition des 
armoiries en pièces et meubles de blason, et terminé l'ouvrage par une table 
alphabétique des noms. Ce plan permet à l'amateur, d'une part l'identification 
d'un fer de reliure dont il ignore le possesseur, problème qui se présentera à lui 
journellement, d'autre part la vérification rapide d'une identification qu'il croit 


connaître et dont il veut s'assurer, éventualité hélas beaucoup plus rare. 


L'ouvrage est publié par fascicules et par fiches; chaque fiche comprend la 
reproduction d'un ou de plusieurs fers de reliure, accompagnée de l'énoncé des 
armoiries et d'une notice biographique succincte sur le possesseur. En haut et à 
gauche le nom de celui-ci; en haut et à droite le classement héraldique. A la fin 
des fascicules nous avons groupé les fers de reliure dont les possesseurs nous 
sont restés inconnus malgré toutes nos recherches et pour leur détermination nous 
faisons appel à la bienveillante collaboration de tous nos souscripteurs: nous 


accueillerons avec reconnaissance tous les renseignements tant héraldiques que 


INTRODUCTION XV 


biographiques qu'ils voudront bien nous envoyer et qui nous serviront à publier 
postérieurement une nouvelle fiche que notre mode de publication permettra de 
classer à sa place normale. D'autre part, n'ayant voulu publier que ce que nous 
avons vu nous-mêmes, afin d'éviter les inexactitudes de dessin et d'armoiries qui 
abondent dans le GUIGARD. nous serons forcément incomplets: nos recherches 
nous ont permis de doubler le nombre des fers de reliure que comporte cet ouvrage, 
néanmoins nous savons que ceux-ci sont beaucoup plus nombreux qu'on ne 
saurait le supposer; nous en découvrons chaque jour de nouveaux. Fallait-il donc 
pour cela ne rien publier? Nous ne l'avons point pensé : à chaque jour suffit sa 
peine; d'autre part, notre mode de publication évite l'inconvénient habituel des 
suppléments qui compliquent les recherches puisqu'il permet une mise à jour 


constante. 


Nous nous sommes donc mis à l'ouvrage, aidés par notre collaborateur 
M. Georges Hermal dont l'aide intelligente et dévouée nous a été des plus 
précieuses et par notre dessinateur et ami, le capitaine de Roton, sans lequel 
l'ouvrage ne serait pas ce quil est; sa modestie nous empêche de faire de lui l'éloge 
qu'il mérite; mais lorsque nos souscripteurs se seront comme moi rendus compte de 
la somme de travail qu'il a fournie pour dessiner chaque fer de reliure sur le frottis 
original avec la plus scrupuleuse exactitude, ils se demanderont avec nous ce qu'il 


faut le plus admirer, de son talent ou de sa patience. 


Au cours de nos recherches nous avons trouvé auprès des bibliothécaires : 
MM. de La Roncière, Martin, Cantinelli, Bouvet, Hirschauer, Beaupin, d'Armancourt, 
Léon Gauthier, Laulan; auprès des libraires : Madame Belin, MM. Besombes, 
Bessire, Bosse, Briquet, Chamonal, Chrétien, Cornuau, Eggimann, Emile Paul, 
Gaillandre, Giraud-Badin, Gougy, Leclerc, Lefrançois, Lemallier, Lemasle, Margraff, 
Meynial, Nourry, Petitot, Privat, Rahir, Rieffel, Rouquette, Henri Saffroy, Saffroy 
frères, Schemit; auprès de certaines Sociétés savantes telles que la Société française 
des Collectionneurs d'Ex-Libris et de Reliures artistiques qui nous a ouvert largement 
ses collections et sa bibliothèque, une aide et une collaboration auxquelles nous : 
sommes heureux de rendre hommage. Quant aux amateurs qui nous ont envoyé 
frottis, descriptions d'armoiries, notices biographiques, ils sont trop pour que nous 


puissions les remercier individuellement; qu'ils veuillent bien trouver tous ici 


XVI INTRODUCTION 


l'expression de notre reconnaissance; c'est grâce à leur concours si précieux que 


nous pouvons aujourd'hui publier cet ouvrage. 


Qu'il me soit permis en terminant de dire à notre éditeur et ami 
Monsieur Bosse toute. notre gratitude; il a mis à notre service sa science et son 
amitié : c'est tout dire. Il n'a ménagé ni son temps ni sa peine pour donner à cet 


ouvrage une exécution matérielle impeccable, tous les amateurs lui en sauront gré. 


DOCTEUR EUGÈNE OLIVIER. 


AVIS AU" LECTEUR 


Pour chercher l'identification d'un fer de reliure donné, il y a lieu d'envisager 


s 


les 3 cas suivants : 


I° Il n'y a qu'un écu et les armes sont simples. 

a) Les armes présentent une ou plusieurs des pièces honorables suivantes : 
bande, barre, chevron, fasce, croix, pal, sautoir. Se reporter immédiatement 
au fascicule correspondant et chercher l'identification en suivant un ordre 
qui est le même pour toutes les pièces et dont le lecteur trouvera le schéma 
plus loin pour les bandes. 

b) Les armes, au lieu de présenter une des pièces honorables, présentent un 
des meubles usités en lart héraldique: dans ce cas considérer le meuble 
principal, c'est-à-dire celui qui occupe le centre du blason, le meuble dit en 
cœur ou en abîme:; sil n'y en a pas, prendre celui qui occupe la partie : 


inférieure, la pointe de l'écu. 


2° Il n'y a qu'un écu, mais les armes sont complexes et présentent des divisions. 

a) L'écu est écartelé : ne considérer que le premier quartier et effectuer les 
recherches comme s'il était seul. 

b) L’écu est coupé ou parti : ne considérer que le coupé I ou le parti l et 


effectuer les recherches comme sil était seul. 


XVII 


AVIS AU LECTEUR 


c) L'écu présente des divisions, mais il y a au centre des armoiries un 


écusson brochant sur le tout : ne considérer que cet écu brochant et 


effectuer les recherches comme s'il était seul. 


3° Il y a deux écus accolés. 


Ne considérer que le premier écu et effectuer les recherches comme sil 


a) 


b) 


était seul. 


REMARQUES 


Quand une pièce ou un meuble sont brochants sur une division quelconque 
de l'écu, sur une pièce ou un meuble quelconques, les recherches doivent 
être effectuées à la division, pièce, ou meuble recouverts. 

Nous n'avons pas tenu compte dans notre classification des lambels, 
brisures adoptées par les branches cadettes. Leurs armes suivent immédia- 
tement celles des branches aînées des mêmes familles. 

Les fers dont les blasons comprennent une bordure, un chef, un franc- 
quartier, sont classés à la suite de la catégorie à laquelle correspond le 
reste de l'écu. 

Les têtes d'hommes ou d'animaux ont été classées à la suite des hommes 
ou des différentes catégories d'animaux; de même les oiseaux, poissons, 
arbres, fleurs ont été groupés, étant donnée la difficulté extrême quil y a 


souvent à les déterminer sur les fers de reliure. 


BANDES 


. UNE BANDE : 


| 
a) seule (par ordre alphabétique des émaux ou des métaux). 
b) seule avec bordure. 
) 


Cd 


c) seule avec chef. 


, 1 meuble (par ordre alphabétique des meubles). 
1 meuble avec bordure. 
avec chef. 
d) accompagnée 
j 
À 


avec franc-quartier. 
2 meubles semblables. 

semblables avec bordure — avec chef — avec 
franc-quartier. 

non semblables (par ordre alphabétique des meu- 
bles placés en chef). 

non semblables avec bordure — avec chef — avec 
franc-quartier. 

3 meubles semblables. 

semblables avec bordure — avec chef — avec 
franc-quartier. 
non semblables (par ordre alphabetique des meu- 
bles qui sont en majorité). 
non semblables avec bordure — avec chef — 
avec franc-quartier. 
| 4, 5, x meubles. Mèmes subdivisions. 

] meuble. 

1 meuble avec bordure — avec chef — avec franc-quartier. 

2 meubles semblables — semblables avec bordure etc. 

non semblables — non semblables avec bor- 
dure, etc. 

3 meubles semblables — non semblables... (Même classifi- 
cation que pour les meubles accompagnant 
une bande). 

4, 5, x meubles. 

échiquetée. 

f) chargée et accompagnée : chargée | meuble et accompagnée |, 2, x meubles. 
chargée 2 meubles et accompagnée x meubles. 


À ordinaire 


e) chargee 


B bordée 
C coticée ou cotoyée 
D dentelee ou engrêlée 


E écotée Mêmes subdivisions que pour la bande ordinaire. 
F losangée ou fuselée 


G ondée 
H vivree 
2. DEUX BANDES 


3. TROIS, QUATRE, CINQ BANDES Mêmes us que pour 
4, BANDÉ 


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BIBLIOGRAPHIE 


Archives de la Société française des Collectionneurs d'Ex-libris et de Reliures artistiques. 


(I-XXXI années). Paris, 1893-1924. 
ARMANCOURT (C" d'). Chartres. Notes héraldiques et généalogiques. Chartres, 1908. 


BAUDOT (H.). Armorial des évêques de Dijon. Paris, Société française de numismatique 
et d'archéologie, 1869. 


BENOIT. Les Bibliophiles, les collectionneurs et les bibliothèques des monastères des Trois 
Evèchés, 1552-1790. Nancy, Wiener. 1884. 


BOULAND (D' Ludovic) et Arthur BENOIT. Liste sommaire pour servir à l'étude des 


ex-libris lorrains. Paris, Leclerc, s. d. | 
Bulletin du Bibliophile et du Bibliothécaire. Leclerc et Giraud-Badin. Paris, 1895-1924. 
COFFINET (Abbé). Armorial des évêques de Troyes. Paris, Société française de 


numismatique et d'archéologie, 1869. 


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GAUTHIER (Jules) et Roger de LURION. Marques de bibliothèques et Ex-libris franc- 
comtois. Besançon, 1894-1903, 2 vol. 


GAUTHIER (Jules et Léon). Armorial de Franche-Comté. Paris, Champion, 1911. 
GRANGES DE SURGÈRES (M* de). Histoire nobiliaire, 2.500 Actes de l'Etat civil ou 


notariés concernant les familles de l’ancienne France. Nantes, 1895. 


(Même auteur). Répertoire historique et biographique de la Gazette de France (1631-1790). 
Paris, Leclerc, 1902-1906, 4 vol. 


GUIGARD (Joannis). Armorial du Bibliophile. Paris, Bachelin-Deflorenne, 1870-1873, 2 vol. 
(Même auteur). Nouvel Armorial du Bibliophile. Paris, Rondeau, 1890, 2 vol. 

HŒFER (D). Nouvelle biographie universelle. Paris, Firmin-Didot frères, 1852-1866, 46 vol. 
Intermédiaire des chercheurs et curieux. Paris, 1864-1921. 

JADART. Les Bibliophiles rémois, leurs ex-libris et fers de reliure suivis de ceux de la 


Bibliothèque de Reims. Reims, Michaud, 1894. 


XXII BIBLIOGRAPHIE 
JOURDANNE (G.). Les Bibliophiles, les collectionneurs et les imprimeurs de l'Aude. 


Carcassonne, La Revue méridionale, 1904. 

LA CHENAYE-DESBOIS (De) et BADIER. Dictionnaire de la noblesse, 3° édition. Paris, 
Schlesinger frères, 1863-1876, 19 vol. (Beaucoup de bibliographes écrivent à tort 
La Chesnaye). 

LALANNE (Ludovic). Dictionnaire historique de la France, 2° édition. Paris, Hachette, 1877. 


LA NICOLLIÈRE (Stéphane de). Armorial des évêques de Nantes. Nantes, imp. Char- 
pentier, 1868. 


LA ROQUE (Louis de). Devises héraldiques traduites et expliquées. Paris, Desaide, 1890. 


LEDIEU (Alcius). Les reliures artistiques et armoriées de la bibliothèque d'Abbeville. Paris, 
Léon Gruel, 1891. 


MAHUET (De) et Des ROBERT. Essai de répertoire des ex-libris et fers de reliure des 
bibliophiles lorrains. Nancy, Sidot frères, 1896. 


MAIRE. Notes sur quelques ex-libris franc-comtois. Société Grayloise d'Emulation, 1905. 
(Même auteur). Documents pour servir à l'étude et au classement des ex-libris franc-comtois. 


Gray, Gilbert Roux, 1908. 


OLIVIER (D' Paul). Essai de répertoire des ex-libris et fers de reliure des bibliophiles du 
Velay et d'une partie de l'Auvergne. Paris, Emile Paul et fils et Guillemin, 1914. 


PERRIER (E.) Les Bibliophiles et les collectionneurs provençaux anciens et modernes 
(arrondissement de Marseille). Marseille, Bartholet, 1897. 


POIDEBARD (W..), J. BAUDRIER et L. GALLE. Armorial des bibliophiles de Lyonnais, 


Forez, Beaujolais et Dombes. Lyon, au siège de la Societe, 1897. 


QUENTIN-BAUCHART (Ernest). Les femmes bibliophiles de France. Paris, Morgand, 
1886, 2 vol. 


RENESSE (C* Théodore de). Dictionnaire des figures héraldiques. Bruxelles, Société belge 
de librairie, 1892-1903, 7 vol. 


RIETSTAP (J.-B). Armorial général. Gouda, G. B. van Goor Zonen, 1884, 2 vol. 
ROBINET (D'}, Adolphe ROBERT et J. LE CHAPLAIN. Dictionnaire historique et 


biographique de la Révolution et de l'Empire. Paris, s. d., 2 vol. 
TAUSIN (Henri). Dictionnaire des devises ecclésiastiques. Paris, Lechevalier, 1907. 
(Même auteur). Les devises des villes de France. Paris, Campbell, 1914. 


PÉNDES ERSBÈRRES 


BANDE 
sur écartelé | et 4 


DURFORT DE DURAS (De) 


(Guyenne) XVIII siècle. 


argent, azur. 


Ecartelé : aux | et 4, d'argent à la bande d'azur ({Durfort) ; aux 2 et 3, de gueules 


au lion d'argent (Duras). 


Emmanuel-Félicité de Durfort, duc de Duras, fils de Jean-Baptiste, maréchal de 


PE 


France, et d'Angélique-Victoire de Bournonville, naquit le 19 octobre (ou 
décembre) 1715; il prit part à presque toutes les guerres du règne de Louis XV; 
il fut envoyé en ambassade en Espagne en 1752; créé pair de France en 1757 
et maréchal de France le 24 mars 1775, il reçut le commandement de la 
Bretagne, le gouvernement de la Franche-Comté et la place de premier 
gentilhomme de la chambre du roi: il fit aussi partie de l'Académie française 
et mourut à Versailles le 6 septembre 1789; il avait épousé en premières noces, 
le 1‘ juin 1733, Charlotte-Antoinette Mazarini et en secondes noces, en 
juin 1736, Louise-Françoise-Maclovie-Céleste de Coëtquen. 


Fer n° | frappé sur un Almanach royal pour 1768. 

Fer n° 2 frappe sur un vol. in-l2. (Vente de Béarn, |" partie, juin 1920, n° 280). 

Fer n° 3 frappé au bas du dos de la reliure recouvrant les Œuvres de Fénelon. Paris, 
Didot, 1787. 

Fer n° 4 frappe sur : ‘“ L’Ami de la Concorde ”. Londres, 1765. (Bibl. du château de 
Berbiguières). 


(Guigard, T. 2, p. 200, Interm., 1908, T. 1, p. 410 et La Chenaye T. 7, col 125). 


DORSORRDEREORGES (De) BANDE 


(Guyenne) XVII siècle. sur écartelé 1 et 4 
| argent, azur. 


Ecartelé : aux 1 et 4, d'argent à la bande d'azur (Durfort); aux 2 et 3, de gueules 
au lion d'argent (Duras); au lambel d'or à trois pzndants, brochant sur les 
deux premiers quartiers. 


7 


PAR 
QAR 


TU 


pe so) 
Q: Gi 


D | 


Guy-Michel de Durfort, duc de Lorges et de Randans, fils de Guy-Nicolas et de 
Geneviève-Thérèse de Chamillart, sa première {femme, né le"26 août 1704, 
devint lieutenant-général au gouvernement du comté de Bourgogne en 1730, 
fut créé duc de Randans en 1733, chevalier des ordres du roi le 2 février 1745 
et maréchal de France en janvier 1768; il mourut à Courbevoie, près Paris, le 
6 juin 1773; il avait épousé le 13 juillet 1728 Elisabeth-Philippine de Poitiers 
de Rye. 


(Guigard, T. 2, p. 200 et La Chenaye, T. 7, col. 127 et 128). 


PI 


EBIRSONIPRDENREORGES BANDE 
(M.-M.-R. de Butault de Marsan, duchesse de) sur écartelé | et 4 du l‘ écu 
(Bretagne) XVIII siècle. argent, azur. 


Deux écus accolés : |, de Durfort, au lambel d'or à trois pendants, brochant sur 
les deux premiers quartiers (Durfort de Lorges); II, d'argent à la fasce de 
gueules, accompagnée de trois trèfles de’sinople, 2 et 1 (Butault). 


Marie-Marguerite-Reine de Butault de Marsan, fille de Jacques-Joseph et de 
Marie-Françoise Le Jacobin, épousa le 26 février 1737 Louis de Durfort, duc 
de Lorges, lieutenant-général; elle fut nommée dame du Palais de la Dauphine 
en janvier 1744. 


Fer frappé sur : ‘ Acte de notoriété donné par douze gentilshommes de la province de 
Normandie à MM. Le Marchant de Caligny ”. Paris, Hérissant, 1768. (Bibl. Nat. Res. 8’, 
Em 5 575 B-Vitrine 56, n° 442). 


(Guigard, T. {, p. 155 et La Chenaye, T. 7, col. 127). 


PI. 3 


ENT 


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Nr 
b re 


vos 


ui, 
N 7 ( 


DOREORME=CIVRAC BANDE 


(M.-F. de Pardaillan de Gondrin d'Antin, marquise de) sur écartelé let 4 du |‘ écu 
(Guyenne) XVIII siècle. argent, azur. 


Deux écus accolés : |, de Durfort; Il, parti de quatre traits, coupé d'un, ce 
qui fait dix quartiers : au |, d'Espagre-Montespan; au 2, de Saint-Lary; au 3, 
de Lagorsan; au 4, de Fumel; au 5, de Pardaillan; au 6, d'Orbessan; au 7, 
de La Barthe ou Thermes; au 8, d'Antin; au 9, d'azur, au lion d’or, surmonté 
d'une"divise d'argent accompagnée en chef d'une fleur de lis d'or: au 10, de 
Rochechouart; sur le tout, de Castillon en Médoc (Pardaillan-Gondrin). 


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Marie-Françoise de Pardaillan de Gondrin d'Antin, fille aînée de Louis Il, duc 
d'Antin, gouverneur de l'Orléanais, pair de France, et de Françoise-Gillonne 
de Montmorency-Luxembourg, naquit le 13 août 1728, fut dame de Madame 
Adélaïde de France et se maria le 14 mai 1747 avec François-Aimery de 
Durfort-Civrac, dit le marquis de Civrac, brigadier d'infanterie; elle mourut le 
[* janvier (ou juin) 1764. 


Fer frappé sur : ‘“ Le Théâtre de la Foire ”. À Paris, chez Etienne Ganeau, 1721-1737. 
(Vente Mars, l" partie, avril 1920, n° 189). 


(Guigard, T |, p. 154 et 155 et La Chenaye. T. Z. col 132) 


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DOURRORMEDETORGES BANDE 
(G.-T. de Chamillart, duchesse de) sur écartelé | et 4 du |‘ écu 
(Ile-de-France) XVIII siècle. argent, azur. 


Deux écus accolés : |, écartelé : aux | et 4, d'argent à la bande d'azur (Durfort); 
aux 2 et 3, de gueules au lion d'argent (Duras), au lambel d'or à trois pendants, 
brochant sur les deux premiers quartiers; Îl, d'azur à la levrette passante 
d'argent colletée d'azur; au chef d'or chargé de trois molettes d'éperon du 


champ (Chamillart). 


Geneviève-Thérèse de Chamillart, fille de Michel, ministre de Louis XIV, et 
d'Elisabeth-T hérèse Le Rebours, née en 1685, épousa le 14 décembre 1702, 
Guy-Nicolas de Durfort, duc de Quintin-Lorges, beau-frère de Saint-Simon, 
dont elle fut la première femme, et mourut le 31 mai 1714. 

(Guigard, T. 1, p. 153 et 154 et La Chenaye, T. 7, col. 127). 


DURFORT DE DURAS BANDE 


(L.-H.-C.-P. de Noailles, duchesse de) sur écartelé | et 4 du 1‘ écu 
(Limousin) XVIII siècle. argent, azur. 
Deux écus accolés : I, de Durfort; Il, de gueules à la bande d'or {Noailles). 


Louise-Henriette-Charlotte-Philippine de Noailles, fille de Philippe, comte de 
Noailles, lieutenant-général, gouverneur de Versailles et de Marly, et d'Anne- 
Claude-Louise d'Arpajon, née le 23 août 1745, épousa le 16 décembre 1760 
Emmanuel-Céleste- Augustin, duc de Durfort-Duras, brigadier d'infanterie 


décédé en 1800, et mourut le 12 février 1832. 
(Guigard, T. {, p. 156 et La Chenaye, T. 7, col. 125). 


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| sur écartelé | et 4 


(Bourgogne) XVI° siècle. 
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Ecartelé : aux | et 4, d'azur à la bande d'or (Longwy); aux 2 et 3, d'azur à l'aigle 


éployée d'or (Rye). 


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Ferdinand de Longwy, dit de Rye, né en 1556, servit d'abord dans les Pays-Bas, 
puis abandonna la carrière des armes pour l'état ecclésiastique; il devint arche- 
vêque de Besançon en 1586 et maitre des requêtes en 1596. D'accord avec le 
Parlement. il resta chargé du gouvernement du comté de Bourgogne et mourut 
le 20 août 1636 à Courtefontaine, quelques jours après avoir vu les Français 
lever le siège de Dole, dont il avait organisé la victorieuse résistance. 


Fer frappé sur : ‘“ C. Sallustii Crispii Conjuratio Catilinæ ”. Lyon, À. de Harsy, 1589. 


(Coll. L. Gauthier). 
(Gauthier et de Lurion, p. 27 et 28). 


PI. 


BANDE 


gueules, or. 


NOAILLES (M.-U. de) 
(Limousin) XVII siècle. 


De gueules à la bande d'or. 


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Marie-Uranie de Noailles, fille d'Anne-Jules, duc de Noailles, pair et maréchal de 
France, et de Marie-Françoise de Bournonville, naquit le 17 octobre 169] et 
mourut religieuse au couvent de la Visitation à Paris, où elle était entrée 


en 1710. 


Fer frappé sur : ‘ Le Trésor du Parnasse ”. Londres, (Paris) 1762, 6 vol. (Librairie Rahir, 


cat. de janvier 1920, n° 625). 
(Guigard, T. I. p. 190). 


NOAILLES (De) BANDE 


(Limousin) XVII siècle. gueules, or. 


De gueules à la bande d'or. 


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Louis-Antoine, duc de Noailles, fils d'Anne-Jules, maréchal de France, et de 
Marie-Françoise de Bournonville, naquit au château de Teissières. près 
d'Aurillac le 27 mai 1651, devint docteur en Sorbonne, évêque de Cahors en 


mars 1679, puis de Châlons-sur-Marne en juin 1680, pair de France, arche- 
vêque de Paris le 19 août 1695, commandeur de l'ordre du Saint-Esprit en 1698, 


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cardinal le 2] juin 1700, proviseur de Sorbonne en 1710 et directeur du conseil 
de conscience de 1715 à 1718; il mourut à Paris le 4 mai 1729. 


Ce prélat très vertueux, mais un peu faible, fut mêlé à toutes les querelles 
religieuses sur le quiétisme et eut à lutter constamment contre les Jésuites. 


Fer n° | frappé sur le volume des Archives Nationales coté S° 1276 :. 

Fer n° 2 sur : “ Historia ecclesiæ parisiensis auctore Gerardo Dubois ”. Parisiis, V* Muguet, 
1710. (Bibl. Nat., Res. f Lk 5 460); ouvrage dédié à ce prélat. 

Le fer n° 3 existe aussi de dimensions 47 X40 mill. On le trouve frappé sur : Bastide (Louis). 
“ Limitation de la Vierge, mère de Dieu ”. Paris, G. Paulus-du-Mesnil, 1713. (Vente 
Pelay, mai 1923, n° 271). 


(Guigard, T. 1. p. 347). 


PI. 9 


NOAILLES (Da) BANDE 


(Limousin) XVII siècle. gueules, or. 


De gueules à la bande d'or. 


Adrien-Maurice, duc de Noailles, un des 21 enfants d'Anne-Jules, maréchal de 
France, et de Marie-Françoise de Bournonville, né à Paris le 29 septembre 1678, 
porta d'abord le titre de cemte d'Ayen:; il entra dans les mousquetaires à 
quetorze ans, en 1652: colorel en 1694, il épousa le 31 mars 1698 Françoise- 
Charlotte-Amable a’ Aubigné, nièce de Madame de Maintenon:; il devint 
brigadier en janvier 1702, maréchal de camp en 1704 et prit alors le titre de 
duc de Noailles: lieutenant-général le 29 mai 1706, grand d'Espagne en /II, 
il présida pendant la Régence le conseil des finances, puis le conseil du 
commerce, de septembre 1715 à janvier 1718; il fut reçu chevalier des ordres 
du Roi le 3 juin 1/24 et de la Toison d'Or, fut nommé gouverneur du Roussillon, 


PI. 10 


gouverneur et capitaine des chasses de Saint-Germain-en-Laye et créé 
maréchal de France le 14 juin 1734; nommé ministre d'Etat le 10 mars 1743, 


il dirigea en fait les affaires étrangères d'avril à octobre 1744; il quitta les 
affaires en 1756 et mourut à Paris le 24 juin 1766, doyen des maréchaux. 

Ce fut l'un des hommes les plus remarquables de son siècle, qui joignait à de grands 
talents militaires beaucoup de compétence dans toutes les questions de 
gouvernement quelles qu'elles soient. 


Fer n° Î frappe sur : ‘“ Extrait de la généalogie de la maison de Mailly ”, par de Clairam- 
baut et “” (le P. Simplicien). Paris, imp. de Ballard, 1757. (Vente de Béarn, 5° partie, 
1921#08222) 


Fer n° 2 sur un Almanach royal de 1765. (Vente du 3 avril 1909, Durel expert, n° 70). 


(Guigard, T. 2, p. 38l, et La Chenaye, T. 14, col. 984 à 988). 


NOAILLES BANDE 
(C.-F.-C. de Cossé-Brissac, duchesse de) sur écu 
(Anjou) XVIII siècle. gueules, or. 


Deux écus accolés : |, de gueules, à la bande d'or (Noailles); I], de sable, à trois 
fasces denchées d'or du côté de la pointe (Cossé-Brissac)). 


Catherine-Françoise-Charlotte de Cossé-Brissac, fille de Charles-Timoléon-Louis, 
grand panetier de France, et de Catherine Pécoil, née le 13 janvier 1724, 
épousa à l’âge de 13 ans, le 25 février 1737, Louis, comte, puis duc d'Ayen, enfin 
duc de Noailles et maréchal de France, mort en 1793; elle fut guillotinée à 
Paris le 22 juillet 1794, une des dernières victimes de la Terreur. 


Fer frappé sur : “ Lés Confessions de S. Augustin ”, traduites en françois par M. Du Bois. 


Paris, J. Desaint, 1737. (Librairie Rabhir, cat. de janvier 1920, n° 45). 
Il est à remarquer que les fasces qui figurent sur le second écu sont des fasces ordinaires 
alors que le graveur aurait dû employer des fasces denchées du côté de la pointe. 


(Guigard, T 1, p. 191 et La Chenaye, T. 14, col. 989 et 990). 


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NOAIÏLLES (De) | BANDE 


(Limousin) XVII siècle. gueules, or. 


De gueules à la bande d'or. 


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Philippe de Noailles, duc de Mouchy, prince de Poix, second fils d'Adrien-Maurice, 
maréchal de France, et de Françoise-Charlotte-Amable d'Aubigné, naquit à 
Paris le / Décembre [715 et porta jusqu'en 1775 le titre de comte de Nouailles; 
à cinq ans, il fut nommé gouverneur et capitaine des chasses de Versailles, 
: Marly et dépendances et intendant de ces domaines; à quatorze ans, il entra 
aux mousquetaires et à seize il était capitaine; chevalier de Malte le 28 septem- 
bre 174], en raison de son mariage avec Anne-Claudine-Louise d'Arpajon 
célébré le 27 novembre 1741, maréchal de camp en 1/44, grand d'Espagne en 
1746 et chevalier de la Toison d'Or, lieutenant-général le 10 mai 1748, 
grand'croix de l'ordre de Malte le 16 novembre 1759, ambasssadeur extra- 
ordinaire auprès du roi de Sardaigne en 1755, chevalier des ordres du roi le 
2 février 1767, pair de France, il fut créé maréchal de France le 24 Mars 1775 
et prit le nom de maréchal duc de Mouchy: nommé commandant de la 


Guyenne en l'absence du gouverneur, il se démit de cette fonction en 1785. 
Le maréchal de Mouchy qui fut ensuite membre de l'assemblée des notables 
fut arrêté avec sa femme en 1793 et monta avec elle sur l'échafaud à Paris 


le 27 juin 1794. 


Fer n° | frappé sur un vol. in-l2. (Vente de Béarn, |" partie, 192026 #10); 
Fer n° 2 frappé sur : “ Institution d’un Prince ”, par l'abbé Duguet. A Leide, chez Jean et 


Herman Verbeek, 1739. (Vente de Béarn, |" partie, 1920/ne72) 
(Guigard, T. 2, p. 382 et La Chenaye, T. 14, col. 991 à 995). 


NOAILLES | BANDE 


(A.-C.-L. d'Arpajon, duchesse de) sur |‘ écu 
(Rouergue) XVIII siècle. gueules. or. 
Deux écus accolés : |, de gueules à la bande d'or (Noailles); Il, écartelé: au I, 


de gueules à la croix de Toulouse (Lautrec moderne); au 2, d'argent à 
quatre pals de gueules (Séverac); au 3, de gueules à la harpe d'or (Arpajon); 
au 4, d'azur à trois fleurs de lis d'or, au bâton de gueules, péri en barre 
(Bourbon-Roussillon); sur le tout, de gueules à la croix d'argent (Malte) (qui 
est d' Arpajon). 


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Anne-Claudine-Louise d'Arpajon, fille de Louis, marquis d'Arpajon, lieutenant- 
général, gouverneur du Berri, et de Charlotte Le Bas de Montargis, née le 


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4 mars 1729, épousa le 27 novembre 1741 Philippe de Noaiïlles, d'abord connu 
sous le nom de comte de Nouailles, puis titré duc de Mouchy, pair et maréchal 


de France; dame d'honneur des deux reines Marie Leczinska et Marie- 
Antoinette, qui l'appelait Madame l'Etiquette, grand’croix de l'ordre de Malte 
le 13 décembre 1745, en raison des services qu'elle rendit à cet ordre, elle 
mourut sur l'échafaud avec son mari le 27 juin 1794. | 


Fer n° | frappé sur : ‘ Cours complet de mathématiques ”, par l'abbé Sauri. Paris, Ruault, 
1774. (Bibl. Nat. Rés. pV 304). 

Fer n° 2 frappé sur: ‘ L’Amitié à l'épreuve”, comédie. Paris, V* Simon, 1770. (Bibl. Nat. 
Res. Yf 4420). 

Fer n° 3 frappe sur : ‘“ L'Office de la feste et de l’octave du Saint-Sacrement ”. Paris, 1739. 
(Bibl. Nat., Rés. B 12202-Vitrine 25, n° 449). 


Fer n° 4 frappé sur : ‘“ Histoire des antiquités de la ville de Soissons ”, par Le Moine. 
Paris, Vente, 1771. (Bibl. Nat, Res. Lj ° 614). 
Fer n° 5 frappé sur : ‘“ Abrégé chronologique de l’histoire de Lorraine ”. Paris, Moutard, 


1775. (Bibl. Nat. Rés. Lk : 908). 

Nous ferons remarquer que, contrairement à la description héraldique, le 4° quartier du 
second écu porte sur tous les fers que nous reproduisons un bâton péri en bande au 
lieu d'un bâton péri en barre. 

(Guigard, T. |, p. 191 et 192 et La Chenaye, T, 14. col. 995). 


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BLONDEL DE VADENCOURT BANDE 
(Flandre) XVII® siècle. . sable, or. 


De sable à la bande d'or. | 
Chiffre formé des capitales romaines A B D - VV V. Légende : “LE VICOMTE 
BLONDEL DE VADENCOVRT ” 


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Fers frappés sur les plats et aux angles de la reliure contenant : ‘‘ Theatrvm terræ sanctæ, 
auct. Christ. Adrichomio, Delpho ”. Coloniæ Agrippinæ, in off. Birckmannica, 1600. 
(Bibl. Nat. f 0 : f 92). 


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LIGNE BANDE 
(H.-A.-E. de Béthizy de Mézières, princesse de) sur parti |, sur le tout du |‘ écu 
(Picardie) XVIII siècle. or, gueules. 


Deux écus accolés : |, grands quartiers de Lorraine; sur le tout : parti, au |, d'or à 
la bande de gueules (Ligne); au 2, de Lorraine simple; Il, d'azur fretté d'or 
de six pièces (Béthizy). 


Henriette-Anne-Eugénie de Béthizy de Mézières, fille d'Eugène-Marie, marquis 

© de Mézières, lieutenant-général, gouverneur d'Amiens et de Corbie, et 

d'Eléonore-Marie- Thérèse de Suton d'Oglethorp, née le 17 avril 1710, épousa 

le 20 décembre 1729 Claude-Lamoral-Hyacinthe-Ferdinand, prince de Ligne, 

marquis de Moy et de Dormans, décédé en 1755 (ou en 1775); elle fut nommée 

dame du Palais de la reine d'Espagne et quitta ce poste en juillet 1740; elle 
mourut à Paris, au palais des Tuileries le 4 janvier 1787. 


Fer frappe sur : ‘ Lettres nouvelles ou nouvellement retrouvées de la marquise de Sévigné 
et de la marquise de Simiane, sa petite-fille ”. Paris, Lacombe, 1773. (Bibl. Nat., Res. 
pZ 481). Ce fer existe aussi entouré d'un filet ovale dont la partie supérieure épouse 
les renflements de la couronne. 


(Guigard, T. 1, p. 178, La Chenaye, T. 12, col. 106 et Archives de la Société des Collectionneurs d'Ex-libris, 
février 1923). 


LIGNE BANDE 


(Picardie). or, gueules. 


D'or à la bande de gueules. 


Fer frappe sur : ‘“ Dialogues nouveaux espagnols ”, par François Sobrino. Bruxelles, 


1732, in-12. 


PI. 16 


MASSO (De) BANDE ACCOMPAGNÉE 


XVI siècle. | azur, Or. 


D'azur à la bande d'or, au lambel de trois pendants d'argent, accompagnée en 
pointe d'un croissant du même. Devise : “IN MANIBVS. DNI (Domini) 
SORTESIMEZÆ. 


Antoine de Masso, écuyer, seigneur de la Cluzelle, épousa en premières noces 
Bonne Bullioud et en secondes noces Andrée de Bourdon: docteur ès-droits, 
avocat en la sénéchaussée, procureur du Roi en l'élection de Lyon, lieutenant 
en la cour de la conservation des privilèges des foires de Lyon, échevin de 
ladite ville en 1580-1581, conseiller au parlement de Dombes et au siège 
présidial de Lyon, recteur de l'Aumône générale en 1572 et 1574, il mourut en 
septembre 1587. 


Fer frappé sur : ‘“ Diodori Siculi, bibliothecæ historiæ libri XV, Seb. Castalione interprete ”. 
Basiliæ, Petrus, 1559, in-fol. (Bibl. de Lyon, n° 106.101). 


(Armorial des Bibliophiles du Lyonnais, p. 383 et 384). 


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MASSO (De) BANDE ACCOMPAGNÉE 


XVI siècle. azur, or. 


D'azur à la bande d'or, au bel de trois pendants d'argent, accompagnée en 
pointe d'un croissant du même. Devise : “ IN MANIBVS. DNI (Domini) 
SORTESMEZÆ 


Jean de Masso, seigneur de Saint-Laurent de Vaux, receveur général du taillon en 
Lyonnais, fut échevin de Lyon pour les années 1576, 1577, 1582 et 1583 et 
député aux Etats de Blois pour le Tiers-Etat le 6 décembre 1576; il épousa 
Clémence Dallières et mourut en 1598. 


Fer frappé sur: ‘“ Justinianus. Digestorum libri L. Codicis libri XII. Constitutiones impe- 


ratoriæ ”. Paris, Vignon, 1580, 6 vol. (Vente Franchetti, 1922, n° 24). 
(Armorial des Bibliophiles du Lyonnais, p. 384). 


PI. 18 


MASSO (De) BANDE ACCOMPAGNÉE 
XVI® siècle. azur, Or. 


D'azur à la bande d'or, au lambel de trois pendants d'argent, accompagnée en 


pointe d'un croissant du même. 


Pierre de Masso, docteur ès-droits, aumônier du Roi, chanoine et prévôt de Saint- 
Just, chevalier de l'Eglise de Lyon, devint abbé de Valbenoîte dont il fit 
reconstruire les bâtiments détruits par les protestants en 1570. II mourut en 1593. 


Fer frappé sur un : “ Missel à l'usage de l'église de Lyon ”, manuscrit de la fin du XV: siècle. 
(Bibliothèque de Lyon, n° 1266). 
(Armorial des Bibliophiles du Lyonnais, p. 385 et 386) 


FI 


PIERRE DE BERNIS (De) | BANDE ACCOMPAGNÉE 
(Languedoc) XVIII siècle. azur, Or. 


D'azur à la bande d'or, accompagnée au canton senestre d’un lion du même, 
armé et lampassé de gueules. Devise : “ Armé pour le Roi”. | 


François-Joachim de Pierre de Bernis, second fils de Joachim, capitaine de cavalerie, 
et de Marie-Elisabeth du Chastel, naquit à Saint-Marcel de l'Ardèche le 
22 mai 1715; reçu au chapitre noble de Brioude en 1739, à l'Académie française 
en 1744, chanoine-comte de Lyon en 1748, il fut envoyé comme ambassadeur 
à Venise en 1751, puis en Espagne et à Vienne: il fut nommé ministre d'Etat 
le 2 janvier 1757 et secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères au mois de juin 
suivant; il reçut l'abbaye de Saint-Arnould de Metz qu'il échangea contre celle 
de Saint-Médard de Soissons en 1756, le prieuré de La Charité-sur-Loire (1757) 
et l'abbaye de Trois-Fontaines, au diocèse de Châlons-sur-Marne en 1758: 
créé commandeur de l'ordre du Saint-Esprit le 14 mai 1758, cardinal le 2 octobre 
suivant, il dut quitter les Affaires étrangères en 1763, à la suite de la guerre de 


PI. 20 


Sept-Ans et fut exilé dans son abbaye de Saint-Médard; il se fit alors ordonner 
prêtre, fut nommé archevêque d'Albi (I‘ juin 1764) et fut envoyé peu après 


comme ambassadeur à Rome où il mourut le 2 novembre 1794, après avoir 
refusé le serment constitutionnel. 


Fer n° | frappé sur : ‘“’ Preces mane et vespere recitandæ. ” Romæ, 1792. (Vente faite en 
février 1895, Em. Paul expert). 
Fer n° 2 frappe sur un Almanach royal de 1786. (Vente de Béarn, 1" partie, 1920, n° 223). 


(D' Bouland, Archives, 1895, p, 3 à 6 et La Chenaye, T. 15, col. 840 et 841), 


GALÉAN DE GADAGNE BANDE BORDÉE ACCOMPAGNÉE 


(N... de … duchesse de) argent, or, sable. 
(Provence). 
Deux écus accolés : I, d'argent à bande d'or, bordée de sable, accompagnée de 
deux roses de gueules (Galéan de Gadagne); II, de … à deux clés entre- 


lacées en sautoir de … et accompagnées de trois roses de …, deux sur les flancs 
et une en pointe. 


Fer frappé sur : ‘“ Avis salutaire d'un philosophe chrétien ”. Paris, Prault, 1740, 


Nous ferons remarquer que la bordure de la bande n'est pas indiquée sur le fer que nous 
reproduisons ci-dessus. 


PI21 


LA CROPTE DE BOURZAC (De) BANDE ACCOMPAGNÉE 
(Périgord) XVIII siècle. azur, or. 


D'azur à la bande d'or, accompagnée de deux fleurs de lis du même. 


Jean-François de la Cropte, dit l'abbé de Bourzac, fils de Jean-Pierre et de Marie- 
Anne Van Gangelt, né à Paris le 29 juillet 1696, devint docteur en Sorbonne 
en 1726, abbé de la collégiale de Saint-Martial de Limoges en 1730, vicaire 
général de l'évêque de Limoges, puis évêque de Noyon et pair de France le 
28 août 1733. Il se démit en 1734 de son abbaye de Saint-Martial, reçut celle 
de Saint-Quentin-du-Mont, près de Péronne, en 1745 et prit part à plusieurs 
assemblées du clergé de France. Il mourut à Noyon le 23 janvier 1766. 


Fer frappé sur un vol. pet. in-12. (Vente de Béarn, l" partie, 1920. n° 235). 


(Archives de la Société des Collectionneurs d’Ex-libris, 1903, p. 18 à 21) 


21222 


PANGEOIS BANDE ACCOMPAGNÉE 
(Lyonnais) XVIII siècle. azur, or. 


D'azur à la bande d’or, accompagnée de deux têtes de lion arrachées du même. 


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Fer frappé sur un Almanach royal de 1787. 


(Archives de la Société des Collectionneurs d'Ex-libris, novembre 1923. p. 146) 


PIÈ25 


BOULLONGNE BANDE ACCOMPAGNÉE 
(Artois) XVIII siècle. argent, sable. 


D'argent à la bande de sable, accompagnée de trois lionceaux de sinople, lampassés 
et armés de gueules, couronnés d'or à l'antique, deux et un, dans le sens de 
la bande. 


Jean Boullongne, fils de Louis, premier peintre du Roi, né à Paris le 15 octobre 1690, 
épousa le 17 avril 1719 Charlotte-Catherine de Beaufort; premier commis des 
finances en 1724, avocat au Parlement de Paris, puis conseiller au Parlement 
de Metz le 30 août 1726 et conseiller honoraire en 1745, il devint intendant des 
finances le 2] mai 1744, puis contrôleur général des finances le 25 août 1757, 
commandeur et grand trésorier des ordres du Roi (1758), membre honoraire de 


RI2124 


l'Académie royale de peinture et sculpture de Paris; il se démit de sa charge 
de contrôleur général le 4 mars 1759 et mourut le 21 février 1769. 


Le fer n° | est frappé sur : ‘“* Mémoire historique sur la négociation de la France et de 
l'Angleterre depuis le 26 mars 1761 jusqu'au 20 septembre ”. Paris, Imp. roy., 1761. — 
Ce même fer existe aussi sans le filet ovale qui l'entoure. 


Le fer n° 2 sur le n° 261 de la Vente de Béarn, |“ partie, 1920, n° 261. 
Le fer n° 3 sur un Almanach royal de 1758. (Même vente, |" partie, n° 262). 


(De Mahuet et Des Robert, p. 41 et La Chenaye, T. 3, col. 725). 


BOULLONGNE BANDE ACCOMPAGNÉE 
(Artois) XVIII siècle. argent, sable. 


D'argent à la bande de sable, accompagnée de trois lionceaux de sinople, lampassés 
et armés de gueules, couronnés d'or à l'antique, deux et un, dans le sens de 


la bande. 


Jean-Nicolas Boullongne, fils de Jean, contrôleur général des finances, et de 
Charlotte-Catherine de Beaufort, né le 11 novembre 1726, fut pourvu de la 
charge de conseiller au Parlement de Paris et commissaire aux requêtes du 
Palais en 1745, puis de celle de maïtre des requêtes en 1750: il fut ensuite 
Aoinmé intendant des finances le 25 août 1797 et conseiller d'Etat; il fut élu 
honoraire associé libre de l'Académie de peinture et de sculpture de Paris et 
mourut à Paris le 7 janvier 1787; il avait épousé le 9 mai 1753 Louise-Julie 
Feydeau de Brou. 


Fer frappé sur un Almanach royal, année 1784. (Vente des 21 et 22 fevrier 1921, Ch. Bosse 
expert, n° |4). 


(Guigard, T. 2, p. 80 et La Chenaye, 11. col 72% cr ON) 


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RIQUET DE CARAMAN BANDE ACCOMPAGNÉE 


(Florence) XVIII siècle. sur écartelé | et 4 
azur, or. 


Ecartelé : aux | et 4, d'azur à la bande d'or accompagnée en chef d'une demi-fleur 
de lis du même défaillante à dextre, florencée d'argent, et en pointe de trois 
roses d'argent en orle (Riquet); aux 2 et 3, d'argent au sautoir ancré d'azur 


(Broglie). 


Victor-Pierre-François Riquet, comte de Caraman, seigneur du canal des Deux- 
Mers, fils de Jean-Mathias, président au parlement de Toulouse, et de Marie- 
Madeleine de Broglie, sa seconde femme, né le 4 octobre 1698, entra dans 
l'armée très jeune, épousa le 25 février 1722 Louise-Madeleine-Antoinette 
Portail, devint brigadier de cavalerie en 1734, maréchal de camp en mars 1738 
et lieutenant-général des armées du Roi le 2 mai 1744 et mourut à Paris le 


21 avril 1760. 


Fer frappé sur : ‘“ Histoire de Polybe”. Paris, Gandouin, 1727. Il existe aussi en grandeur 


réduite : 52X45 mill. 


(Archives de la Société des Collectionneurs d’Ex-libris, 1922, p. 2 et La Chenaye, T. 17, col. 128 et 129). 


P1226 


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RIQUET DE CARAMAN BANDE ACCOMPAGNÉE 
(Florence) XVIII‘ siècle. azur, or. 
D'azur à une bande d'or accompagnée en chef d'une demi-fleur de lis du même 


défaillante à dextre, florencée d'argent, et en pointe de trois roses d'argent 
posées en orle. 


Victor-Maurice de Riquet, comte de Caraman, fils de Victor-Pierre-François, 
lieutenant-général, et de Louise-Madeleine-Antoinette Portail, né le 16 juin 1727, 
entra dans l’armée en 1740, fut nommé capitaine de cavalerie en 1743, cham- 
bellan du roi Stanislas de Pologne en 1751, premier gentilhomme de la chambre 
de ce prince en 1757, maréchal de camp en 1/61, inspecteur général de la 


PFe27 


cavalerie en 1/67, lieutenant-général en 1780 et commandant en Provence en 
1788: il émigra pendant la Révolution, rentra en France en 1801 et mourut le 
24 janvier 1807; il avait épousé le 6 octobre 1750 Marie-Anne-Gabrielle- 
Josèphe-Françoise-Xavière d'Alsace de Hénin-Liétard, princesse de Chimay. 


Fer frappé sur le |" plat d'une : ‘* Histoire générale de Languedoc ” (par dom Claude de 
Vic et dom Joseph Vaissette). Paris, Vincent, 1730-1745, 5 vol. (Vente de Béarn, 
3° partie, avril 1921, n° 255). 


(La Chenaye, T. 17, col. 129). 


RIQUET DE CARAMAN BANDE ACCOMPAGNÉE 


(Florence) XVIII siècle. azur, or. 


D'azur à une bande d’or accompagnée en chef d'une demi-fleur de lis du même 
défaillante à dextre, florencée d'argent, et en pointe de trois roses d'argent 
rangées en orle. Devise : “ Juvat pietas ”. Chiffre formé de 2 C majuscules 
entrelacés, accompagnés d'une quintefeuille et de deux demi-fleurs de lis et 
surmontés d'une couronne de marquis. 


Marie-Jean-Louis de Riquet, dit le marquis de Caraman, quatrième fils de Victor- 
Pierre-François, comte de Caraman, et de Louise-Madeleine-Antoinette 
Portail, né le 26 novembre 1731, devint chevalier de l'ordre de Saint-Louis en 
1760 et brigadier des armées du Roi le 20 avril 1768; il mourut en 1806: il avait 


PI. 28 


Ÿ 1). D v 
LE COMTE 


D E CARAMAN 


épousé le 21 août 1763 Marie-Charlotte-Eugénie de Bernard de Montessus 
de Rully. 


Le fer n° 1 est frappé sur une : “ Histoire du Vieux et du Nouveau Testament”. Ce même 
fer existe aussi de dimensions plus réduites : 76X65 mill. 

Fers n° 2 et 4 frappés sur les plats et le dos de ‘“ La Toscane française ”, par Messire 
J.-B. l'Hermite de Soliers, dit Tristan. Paris, Piot, 1661. (Bibl. Nat, Rés. K 598). 

Fer n° 3 frappé sur : ‘“ La religion révélée défendue contre les ennemis qui l'ont attaquée ”, 
par le KR. P. Le Balleur. Paris, Lambert, 1757. (Bibl. Nat., Rés. D 21638). La reliure de 
cet ouvrage porte en outre sur le dos le chiffre reproduit sous le n° 4; mais de dimensions 
plus réduites : 15X12 mill. 

Le fer n° 5 est frappé au bas du dos de la reliure de : ‘ Histoire du Concile de Trente ”, 
par Fra Paolo Sarpi, traduite par P. F. Le Courayer. Londres, Vaillant, 1736. (Bibl. Nat. 
Rés. B 489), alors que les plats sont ornés du fer n° 2. 

Le fer n° 6 est frappé sur : ‘“ Six quatuors dédiés à M. le marquis de Caraman, brigadier des 
armées du Roi ”, par M. Chartrain. Paris, s. d. (Bibl. Nat., Vm 7 1337). 

Nous ferons remarquer que ces fers présentent des différences héraldiques assez importantes. 
Si les fers n°“ 1 et 6 portent bien une demi-fleur de lis fleuronnée (et même au pied 
nourri pour le fer |), ainsi que les trois roses, par contre les fers 2-3-4 ont nettement une 
demi-fleur de lis ordinaire, non fleuronnée, et trois quintefeuilles. 


(Guigard, T. 2, p, 115 et La Chenaye, T. {7, col. 130). 


PI. 28 


RIQUETTI DE MIRABEAU BANDE ACCOMPAGNÉE 


(Florence) XVIII* siècle. azur, or. 


D'azur à une bande d'or, accompagnée en chef d'une demi-fleur de lis du même 
défaillante à dextre, florencée d'argent, et en pointe de trois roses d'argent 
rangées en orle. 


Honoré-Gabriel Riquetti, comte de Mirabeau, fils de Victor et de Marie-Geneviève 
de Vassan, né le 9 mars 1/49 au Bignon, près de Nemours, fut d'abord destiné 
au métier des armes que son père lui fit quitter au moment où il allait passer 
capitaine de dragons; le 22 juin 1772 il épousa Marie-Emilie de Covet, fille 
unique du marquis de Marignane, mais ses dettes le firent interdire et enfermer 
en 17/4 d'abord au château d'If, près de Marseille, ensuite au fort de Joux, près 
de Pontarlier; il y séduisit Sophie, marquise de Monnier, et s'enfuit à l'étranger 
avec elle: arrêté de nouveau en 1777, il resta au fort de Vincennes jusqu'en 
1781: il se fit alors connaître par son éloquence au cours de ses procès avec sa 


FE429 


femme et fut élu en 1789 par le tiers-état de la sénéchaussée d'Aix-en-Provence : 
député aux Etats Généraux; il ne tarda pas à y prendre la première place 
comme tribun et comme orateur, fut nommé membre du département de Paris 
le 16 janvier 1791 et président de l'Assemblée nationale le 31] du même mois; il 
tomba subitement malade un mois plus tard et mourut à Paris le 2 avril 1791. 

Il avait conçu le dessein de constituer la plus riche et la plus nombreuse bibliothèque 
du monde; celle qu'il eut le temps de former était déjà remarquable et compre- 
nait notamment la bibliothèque de Buffon qu'il avait achetée en bloc; il est à 
remarquer quil s'attachait plus au texte qu'à la rareté ou à la beauté des 
éditions. En dehors de ses livres, il possédait une magnifique collection d'objets 
d'art et de curiosités de toutes sortes. 


Fer frappe sur : ‘“ Les amours pastorales de Daphnis et de Chloé ”, par Longus. Paris, 1757. 


(Vente Ripault, février 1924, n° 429). — (Cet ouvrage figurait au catalogue de la vente 
de Mirabeau en 1791). 


(Guigard, T. 2, p. 358 et 359). 


DENISSDESENEVILLE BANDE ACCOMPAGNÉE 


(Ile-de-France) XVIII siècle. argent, azur. 


D'argent à la bande d'azur, accompagnée en chef d'une molette du même, à quatre 
emmanches de gueules mouvantes du haut de l'écu. 


Fer frappé sur un Aimanach royal de 1751. (Vente du 3 avril 1909, Durél expert, n° 50). 


PI. 30 


MOYRIA BANDE ACCOMPAGNÉE 
(Bourgogne et Bugey) XVIII siècle. or, azur. 


D'or à la bande d'azur, accompagnée de six billettes du même, rangées en orle. 


DÉS LIN OV TA SVIR MEET IENUELA EST VIA" 


Fer frappé sur un Almanach royal de 1781. (Vente de Béarn, 1" partie, 1920, n° 347). 


PIS 


CHASTELPEE- (De) BANDE ACCOMPAGNÉE 
(Bourgogne) XIX siècle. azur, or. 


D'azur à la bande d'or accompagnée de sept billettes du même posées droites, six 
dans le sens de la bande et la septième à l'angle senestre supérieur. 


Henri-Louis de Chastellux, duc de Rauzan, né en 1785, fut ministre plénipotentiaire 
et député de Saône-et-Loire; en 1819, il épousa la fille du duc de Duras et fut 
créé à cette occasion duc de Rauzan par Louis XVIII: il mourut vers 1863. 


Fer frappé sur : ‘“ Historisches Magazin für den Verstand und das Herz ”. Strassburg, 1764. 
(Vente Monod, l' partie, Ch. Bosse expert, mars 1920, n° 173). 


(Guigard, T. 2, p. 128). 


EP 


MANDRE (De) BANDE ACCOMPAGNÉE 


(Lorraine) XIX® siècle. azur, or. 
D'azur à une bande d'or, accompagnée de sept billettes du même, alias d'argent, 
quatre en chef posées 2, |, | et trois en pointe posées | et 2. 


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Charles de Mandre, né à Aillevillers (Haute-Saône) le 27 juin 1805, maître de forges 
à la Chaudeau, conseiller général de la Haute-Saône de 1839 à 1871, président 
du conseil d'administration des houillères de Ronchamp, chevalier de Malte, 
chevalier de la Légion d'honneur en 1858, maire d'Aillevillers de 1865 à 1871, 
mort au château de Beargeu le 28 juin 1875, prétendait se rattacher à l'ancienne 
famille lorraine de Mandre, dont une branche s'était fixée en Franche-Comté; 
il avait épousé le 10 août 1833 Louise- Appoline de Vellexon. 


Fer frappé sur : ‘“ Nouveau dictionnaire universel des synonymes de la langue française ”, 
par F. Guizot, 1809, 2 vol. — Le même fer se voit aussi en 35X38 mill. 


(De Mahuet et Des Robert, p. 223). 


PS5 


SANGUIN DE LIVRY BANDE ACCOMPAGNÉE 


(Ile-de-France) XVII siècle. azur, argent. 


D'azur à la bande d'argent, accompagnée en chef de trois glands d'or, 2 et |, et en 
pointe de deux pattes d'aigle soutenues de trois roses disposées en orle, le 


tout d’or. 


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Nicolas Sanguin de Livry, seigneur de Bonneuil, fils de Jacques, et de Marie 
Dumesnil, né en 1580, fut sacré évêque de Senlis le 12 mars 1623 et fut nommé 
conseiller d'Etat: il se démit de son évêché en faveur de son neveu Denis, vers 


1652 et mourut le 16 juillet 1653. 


Fer frappé sur : ‘“ Francisci de Mendoça commentariorum in IV libros regum tomus primus ”. 


Lugduni, Cardon, 1629. (Bibl. Nat., Rés. A +1326 A |). 
; (Guigard, T. 1, p. 364 et La Chenaye, T. 18, col. 252). 


B1#24 


PARCROPTE"(De) BANDE ACCOMPAGNÉE 
(Périgord) avec chef chargé 


azur, or, gueules. 


D'azur à la bande d’or, accompagnée de deux fleurs de lis du même, au chef de 


Malte, qui est de gueules à la croix d'argent. Devise : “AT AVIS ET ARMIS” 


OX 2e 


NI 


Il existait de cette famille un chevalier de Malte, François de La Cropte, qui vivait 
au XVII siècle, mais nous ne pouvons affirmer qu'il est bien celui dont nous 
reproduisons le fer ci-dessus. 


(La Chenaye, T. 6, col. 568 et 569). 


LES 


PAMVERDYADe) BANDE CHARGÉE 
(Milanais) XVIII siècle. or, gueules, argent. 


D'or à la bande de gueules, chargée dun renard courant d'or (alias d'un loup 


ravissant d'argent). 


Clément-Charles-François de La Verdy ou Laverdy ou L'Averdy ou Del’Averdi, 
marquis de Gambaye (ou Gambais), seigneur de Neuville, de Raconis, etc. 
fils de Clément-François, avocat au Parlement, et d'Elisabeth-Jeanne Mahieu, 


PI: 36 


né à Paris en 1720, devint conseiller au Parlement de Paris, contrôleur général 
des finances en 1763, ministre d'Etat, membre honoraire de l'Académie des 


Inscriptions et Belles-Lettres; il resta peu au ministère et se retira dans sa terre 
de Gambais, près de Montfort-l'Amaury: lors de la Révolution, il fut arrêté et 


exécuté le 24 novembre 1793: il avait épousé le 23 août 1751 Elisabeth- 
Catherine Devin (ou Duvin). | 


4 
Fer n° | frappé sur un exemplaire d'un : ‘“ Traité de la conservation des grains ”. Paris, 
Guérin, Delatour, 1754, qui contenait son ex-libris avec la mention : Bibliothèque de 


Gambais. 
Fer n° 3 frappe sur : ‘“ Dictionnaire raisonné des domaines ”. Rouen, Le Boullenger, 1762. 


(La Chenaye, T. 6, col. 803). 


PI. 36 


CENRANDE CEA TOURRETITE BANDE CHARGÉE 


(Lyonnais) XVII siècle. argent, azur, or. 


D'argent à la bande d'azur, chargée d'un soleil d'or. 


Jacques-Claude Claret de la Tourrette, chevalier, seigneur de la Tourrette, Fleurieu, 
Saint-Pierre, etc. fut baptisé à Lyon le 26 juin 1656: il épousa le 29 juin 1690 
Bonne Michon et fut nommé secrétaire du Roi, maison et couronne de France 
et de ses finances en la généralité de Lyon, conseiller du Roi en la séné- 
chaussée et siège présidial de Lyon le 10 janvier 1687, lieutenant-général auxdits 
sièges et président à la cour des monnaies. Protecteur des peintres et des 


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sculpteurs, le président de la Tourrette avait formé une bibliothèque impor- 
tante; il fut inhumé le 26 octobre 1741. 


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Fer n° 1 frappé sur : “ Histoire de Provence ”, par Nostradamus. Lyon, Rigaud, 1614. 

Fer n° 2 sur : ‘“ Bibliotheca Fayana, seu Catalogus Librorum Bibliothecæ de Cisternay du 
Fay ”. Parisiis, apud Gab. Martin, 1725. (Bibliothèque du château de Berbiguières). 

Fer n° 3 sur le n°’ 216 de la vente du baron Pichon : ‘ L'Honnète homme, ou l'art de plaire 
à la cour ”, par le sieur Faret. Paris, Michel Bobin, 1658. 


(Armorial des Bibliophiles du Lyonnais, p. 127 et 128). 


CENREÉIRDE PAUTOURRETTE BANDE CHARGÉE 


(Lyonnais) XVIII siècle. argent, azur, or. 


D'argent à la bande d'azur, chargée d'un soleil d'or. 


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Jacques-Annibal Claret de la Tourrette, baron d'Eyrieu, seigneur de Fieurieu, Eveux 
et autres lieux, fils de Jacques-Claude, président à la cour des monnaies de 
Lyon, et de Bonne Michon, naquit à Lyon le 12 mai 1692. Connu sous le nom 
de président de la Tourrette de Fleurieu ou de président de Fleurieu, pour le 
distinguer de son père, le président de la Tourrette, il fut conseiller du Roi en 
ses conseils et président en la cour des monnaies de Lyon le |‘ août 1718; il épousa 
le 12 décembre 1722 Agathe Gauthier (ou Gaultier), fut lieutenant-criminel. 
prévôt des marchands et commandant pour le Roi en la ville de Lyon du 
Il décembre 1740 à fin décembre 1745 et secrétaire perpétuel de l'Académie de 
Lyon; il mourut dans son château de la Tourrette, à Eveux, le 18 octobre 1776. 


Bibliophile comme son père dont il augmenta les collections, il possédait la plus belle 
bibliothèque que Lyon ait renfermée jusqu'alors. 


Fer n° | frappé sur un Almanach royal de 1740. (Vente de Béarn, 1” partie, 1920, n° 274). 

Fer n° 2 frappé sur : “ Principes de dessin faciles et dans le goût du crayon”, dédiées à Messire 
Jacques-Annibal Claret... etc., par R.-M. Pariset, in-folio. 

Il faisait parfois apposer un soleil sur le dos de ses livres, quelquefois aussi aux angles des plats 
ou en semis (fer n° 3). Deux de ses fils : Marc-Antoine-Louis de la Tourrette et le comte. 
de Fleurieu, employèrent, également un petit fer du même genre. 


(Armorial des Bibliophiles du Lyonnais, _ BI et 132). 


CPAREMMDESFIÉEURIEU BANDE CHARGÉE 


(Lyonnais) XVIII siècle. argent, azur, or. 


D'argent à la bande d'azur, chargée d'un soleil d'or. 


Charles-Pierre Claret de Fleurieu, dit le chevalier de Fleurieu, naquit à Lyon le 
2 juillet 1738: il entra dans la marine royale en 1752 et fut nommé en son 
absence, membre de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon; 
enseigne de vaisseau en 1762, lieutenant en 1773, chevalier de Saint-Louis, 
capitaine de vaisseau en 1776, directeur des ports et arsenaux en 1777, il 
réorganisa la marine royale et dirigea les opérations navales pendant la guerre 
de l'Indépendance américaine: il fut ministre de la marine du 25 octobre 1790 
au 15 avril 1791, puis gouverneur du Dauphin du 17 avril 1791 au 10 août 1792. 
Il épousa Aglaé-Françoise Deslacs d'Arcambal en avril 1792, fut emprisonné 
au début de la Terreur aux Madelonnettes et en sortit sain et sauf le 9 Ther- 
midor. Rappelé immédiatement dans les bureaux du ministère de la marine, 
il devint successivement membre de l'Institut et du bureau des longitudes en 
1795, membre du Conseil des Anciens en 1797, membre du Conseil d'Etat avec 


PI:39 


présidence de la section de la marine et dirigea par intérim, à plusieurs. reprises, 
la direction du ministère de la marine de 1803 à 1804; sénateur, intendant 
général de la liste civile de Napoléon l* en 1804 grand officier de la Légion 


d'honneur en 1805 et gouverneur du Palais des Tuileries, comte de l'Empire en 
1808, il mourut à Paris le 18 août 1810; en récompense de ses beaux services, 
Napoléon |‘ lui fit faire des funérailles nationales. Il avait aidé Berthoud à 
construire le premier chronomètre en 1766, publié en 1809 un Atlas du Cattégat 
et de la Baltique et rendu d'immenses services à la navigation et à la science. 


Sa bibliothèque était surtout composée d'ouvrages relatifs à la navigation: il 
possédait aussi la plus riche collection de cartes géographiques et topogra- 
phiques de son temps. 


CNRS 
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Fer n° | frappe sur : ‘“ La Mesure du temps appliquée à la Navigation, ou principes des 
horloges à longitudes ”, par F. Berthoud. Paris, Philippe Denis, 1782, in-4. 

Fer n° 2 sur : ‘ Connaissance des temps_pour l’année 1785 ”, in-l2, et sur le même ouvrage 
pour l'année 1786. | 

Fer n° 4 sur : ‘ Construction et usage d'un nouveau compas azimutal à réflexion ”. Le Havre, 


Faure, 1779. (Bibl. Nat, Rés. V 2134). 
(Armorial des Bibliophiles du Lyonnais, p. 132 à 134). 


FE569 


LORRAINE (De) BANDE CHARGÉE 


(Lorraine) XVI° siècle. sur le tout 
or, gueules, argent. 


Parti de trois traits, coupé de un, ce qui fait huit quartiers : au |, fascé d'argent et de 
gueules de huit pièces (Hongrie); au 2, d'azur semé de fleurs de lis d'or, un 
lambel à cinq pendants de gueules brochant en chef {ÎNaples-Sicile); au 3, 


d'argent à la croix potencée d'or, cantonnée de quatre croisettes de même 
_ (Jérusalem); au 4, d'or à quatre pals de gueules (Aragon); au 5, d'azur semé 
de fleurs de lis d'or, à la bordure de gueules (Anjou); au 6, d'azur au lion 


ES40 


contourné d'or, armé, lampassé et couronné de gueules (Gueldres); au 7, d'or 
au lion de sable, armé et lampassé de gueules couronné d'or {Juliers); au 8, 
d'azur semé de croix recroisetées au pied fiché d’or, à deux bars adossés de 
même, brochant sur le tout (Bar). Sur le tout, d'or à la bande de gueules, 
chargée de trois alérions d'argent (Lorraine). Devise : “ET AD HVC SPES 
DVRAT AVORVM ”, avec la date : 1582 ou 159%. 


Charles III de Lorraine, dit le Grand, né à Nancy le 15 février 1543, fils de François [* 
de Lorraine, et de Christine de Danemark, devint duc de Lorraine en 1545, fut 
élevé à la cour de France et épousa à Paris le 5 février 1569 Claude de France, 
fille d'Henri Il. Il fit bâtir la ville neuve de Nancy, qu'il fit entourer de murs, 
fonda en 1582 la célèbre université de Pont-à-Mousson et administra sagement 
son duché qui devint très florissant sous son règne. En 1588, il entra dans la 
Ligue; il signa la paix avec Henri IV en 1594 et mourut à Nancy le 14 mai 1608. 


Fer frappé sur les ouvrages donnés par lui en prix aux élèves de l'Université de Pont-à- 
Mousson et sur tous les volumes du ‘ Trésor des Chartes de Lorraine ”’. — On le trouve 
aussi sur : ‘“Catechismi Novitiorum et eorundem magistri, auth. D. Servatio de Lairuelz”. 


Mussiponti, per Fr. Du Bois, 1623. (Bibl. Nat., Rés. D 1899). 
(De Mahuet et Des Robert, p. 203 et 204, Bouland et Benoît, p. 204). 


LORRAINE (De) BANDE CHARGÉE 


(Lorraine) XVII siècle. sur le tout avec pièce brochante 
or, gueules, argent. 


Armes de Lorraine complètes, avec filet brochant en barre. Légende : “HENRICVS 
A LOTHARINGIA ABBAS SANCTI MICHAELIS ETC ”. 


Henri de Lorraine, dit de Bainville-aux-Miroirs, fils naturel du duc Henri IL, né en 
1589, abbé de Bouzonville, de Saint-Pierremont et de Saint-Mihiel, mourut le 
24 novembre 1626. Il fit, en 1610, les frais de la distribution des prix de l'Université 
de Pont-à-Mousson. 


Fer frappe sur un livre donné en prix en 1610 à l'Université de Pont-à-Mousson. 


(De Mahuet et Des Robert p. 206). 


BEA 


LORRAINE (De) BANDE CHARGÉE 


(Lorraine) XVI° siècle. sur le tout 


or, gueules, argent, 


Armes de Lorraine complètes sur le bouclier du cavalier et sur le caparaçon du 
ChEVRCSE nd SERANCIS AID G-DVCIS*EOT EH. MARCH. DVC. 
CAL. BAR. GVELD. MARCHIO. MVSSIP. NOMEN. MVNIFICENTIA”. 
ou même légende s’arrêtant à GC. (veld). (de par la libéralité de François Il, par 
la grâce de Dieu duc de Lorraine, marquis, duc de Calabre, de Bar, de 
Gueldres, marquis de Pont-à-Mousson et de Nomény). 


N\Z<e; 


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François II de Lorraine, troisième fils du duc Charles III, et de Claude de France, 
né le 27 février 1572, comte de Vaudémont, épousa le 21 mars 1597 Christine 
de Salm: il devint duc de Lorraine à la mort de son frère Henri Il, en août 1624 


RI542 


et abdiqua en faveur de son fils Charles le 26 novembre de la même année: 
il mourut le 15 octobre 1632. En 1628, il fit donation à l'Université de Pont-à- 
Mousson d’une rente de 300 francs pour subvenir aux frais de la distribution 
des prix; par reconnaissance, l'Université fit frapper le fer reproduit ci-dessus 


sur les ouvrages achetés avec la rente. 


Le même fer existe aussi avec la légende incomplète en plus petit format : 51X40 mill. 
(De Mahuet et Des Robert, p. 205). 


LORRAINE (De) BANDE CHARGÉE 
(Lorraine) XVII‘ siècle. 


sur le tout d'un écartelé | et 4 
or, gueules, argent. 


Ecartelé : aux | et 4, armes de Lorraine complètes: aux 2 et 3, de France. Légende : 


“ HENRICVS. FRANCISCIH F. (ilius) CAROLI. LOTHAR. (ingiae) ET. 
BAR. (ensis) DVC. (is) N. (epos) D. (ono) D. (edicavit). 1602 ”. 


NM, 


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D Pé: 


Henri de Lorraine, dit le marquis de Hattonchâtel, fils aîné de François Il, comte 


PIRAS 


de Vaudémont, et de Christine de Salm, né le 7 mars 1602, mourut en 1610. 


À sa naissance, son père fit en son nom les frais de la distribution des prix de 
l'Université de Pont-à-Mousson. 


Le fer n° 2 est frappé sur le n° 30 de la bibliothèque de Lille (fonds Agache). 
(De Mahuet et Des Robert, p. 206). 


LORRAINE (De) BANDE CHARGÉE 


(Lorraine) XVII° siècle. sur le tout 
or, gueules, argent. 


Armes de Lorraine complètes. 


 PHEX= 


Nicolas-François de Lorraine, appelé communément le Duc François de Lorraine, 
troisième fils du duc François Il, et de Christine de Salm, né le 6 décembre 1609, 
devint coadjuteur, puis évêque de Toul en 1625 et cardinal en 1627, à l’âge de 
dix-huit ans, sans s'être engagé dans les ordres: il était aussi abbé de Saint- 
Arnould de Metz, quand il quitta l'Eglise en 1634 pour épouser le 11 février 
de la même année sa cousine germaine, Claude-Françoise de Lorraine, fille du 
duc Henri Il. Devenu lui-même duc de Lorraine par suite de l'abdication de 
son frère Charles IV en 1634, il fut persécuté par Richelieu et dut quitter la 
Lorraine où il ne revint qu'en 1641. Il mourut à Nancy le 26 janvier 1670. 


Fer frappé sur : ‘“ Bæthii de consolatione philosophiæ libri V ”. Hanoviæ, 1607. (Vente 


Freund-Deschamps, février 1923, n° 8). 
(De Mahuet et Des Robert, p. 207). 


PPA4A 


A 


LORRAINE (De) BANDE CHARGÉE 


(Lorraine) XVII siècle. sur le tout 
or, gueules, argent. 


Armes de Lorraine complètes. 


Joseph-Charles-Léopold de Lorraine, dit Léopold 1‘, fils de Charles V et d'Eléonore- 
Marie de Hongrie, né à Innsbrück le Il septembre 1679, créé chevalier de la 
Toison d'Or en 1690, fut rétabli dans ses états de Lorraine par le traité de 
Ryswick en 1698: le 25 octobre 1698, il épousa Elisabeth-Charlotte d'Orléans, 
fille de Philippe, frère de Louis XIV, dont il eut 14 enfants: il maintint son 
duché dans la neutralité, alors que les guerres agitaient le reste de l'Europe, 


PR°45 


releva les ruines du pays qui connut la plus grande prospérité, embellit Nancy et 
Lunéville et protégea les arts et les sciences. [| mourut à Lunéville le 27 mars 1729. 


Fer frappé sur : ‘“ Commentaire littéral sur tous les livres de l'Ancien et du Nouveau 
Testament ”, par le KR. P. D. Calmet. Paris, Emery, 1713. (Bibliothèque de M. Caplain, 
à Compiègne). 

Dans ce fer la croix potencée de Jérusalem a été remplacée par la double croix de Lorraine 
au 3° quartier et les lions des 6° et 7° quartiers ne sont pas couronnes. 


(De Mahuet et Des Robert, p. 208). 


LORRAINE | BANDE CHARGÉE 
(E.-C. d'Orléans, duchesse de) sur le tout du |‘ écu 


(France) XVII siècle. or, gueules, argent. 


Deux écus accolés : |, armes de Lorraine complètes; Il, d'Orléans. 


SUD vs 
A 4 RES 


Elisabeth-Charlotte d'Orléans, dite Mademoiselle de Chartres, fille de Philippe 1° 
du nom, frère de Louis XIV, et de Charlotte-Elisabeth de Bavière, née le 
13 septembre 1678, épousa le 25 octobre 1698, à Bar-le-Duc, Léopold [‘ de 
Lorraine décédé en 1729; elle mourut à Commercy le 23 décembre 1744. 


Fer frappé sur une Semaine sainte. (Vente de Béarn, | partie, juin 1920, n° 216). 


(De Mahuet et Des Robert, p. 208 et 209 et La Chenaye, T. 12, col. 402). 


PI. 46 


Fan LIRE 


: 


LORRAINE (De) BANDE CHARGÉE 


(Lorraine) XVIII siècle. sur le tout 
or, gueules, argent. 


Armes de Lorraine complètes. 


François-Etienne de Lorraine, fils du duc Léopold-Joseph-Charles, et d'Elisabeth- 
Charlotte d'Orléans, né à Nancy le 8 décembre 1/08, devint duc de Lorraine 
le 27 mars 1729 sous le nom de François II|: dépossédé de ses états par les 
Français, il les cédä en 1735 à Stanislas Leczinski, roi de Pologne, en échange du 


PI47 


grand-duché de Toscane dont il prit possession en 1737; à la mort de l'empereur 
Charles VI (1740), dont il avait épousé la fille, Marie-Thérèse, il dut disputer 
la couronne impériale à l'électeur de Bavière et ne réussit à se faire reconnaître 
empereur d'Allemagne sous le nom de François [° qu'en 1745: en fait pendant 
son règne, ce fut toujours Marie-Thérèse qui gouverna: il eut d'elle seize 
enfants et mourut à Innsbrück le 18 août 1765. 


Fer frappé sur une : ‘“ Carte générale de la monarchie françoise ”, par Lemau de La Jaisse. 


S. 1. (Paris), 1733. (Vente de Bearn, 2° partie, 1920, n° 340). 


LORRAINE (De) BANDE CHARGÉE 
(Lorraine) XVIII siècle. sur le tout 


or, gueules, argent. 


Armes de Lorraine complètes chargées de la croix de l'Ordre Teutonique portant 


un écusson aux armes simples de Lorraine — ou de Lorraine simple, avec 
la légende “ CHARLES DE LORRAINE ” — ou Croix de Lorraine 
surmontées dune couronne ducale fermée, alternant avec des alérions 
couronnes. 


Charles-Alexandre de Lorraine, onzième enfant du duc Léopold et d'Elisabeth- 
Charlotte d'Orléans, né à Lunéville le 12 décembre 1712, chevalier de la Toison 
d'Or, prit du service dans l’armée impériale et se battit avec succès contre les 
Turcs, les Français et leurs alliés, les Bavarois et les Prussiens: en 1744, il 
épousa l'archiduchesse Anne-Marie-Eléonore-Wilhelmine-Josèphe, sœur de 
Marie-T hérèse; il quitta l'armée après la bataille de Lissa et consacra le reste 
de sa vie à gouverner les Pays-Bas; il fonda | Académie de Bruxelles, une 
bibliothèque publique et une école gratuite de peinture et de sculpture, favorisa 
le commerce et l'agriculture et se concilia l'affection de ses administrés. Admi- 
nistrateur de la grande maîtrise de Prusse, grand maître de l'Ordre Teutonique 


PI. 48 


en Allemagne et en Italie, maréchal du Saint-Empire romain, lieutenant- 
gouverneur et capitaine des Pays-Bas autrichiens, il mourut à Terveren 


(Belgique) le 4 juillet 1780. Ce prince savant et lettré avait formé une splendide 
bibliothèque et un des plus riches cabinets d'histoire naturelle, de numismatique 
et d'estampes de son temps. 


Fer n° | frappé sur : ‘“ Calendrier de la Cour de son Altesse Royale pour l’année 1775 ”. 
(Bibliothèque du château de Berbiguières). 
Fer n° 2 frappé sur : ‘“ Testament politique de Messire Jean-Baptiste Colbert, ministre et 


sous-secrétaire d'Etat ”. La Haye, 1694. (Vente Franchetti, 1922, n° 150). 

Les fers n”* 3 et 4 sont frappés, le premier au centre, le second à chacun des angles sur : 
‘ Essais sur la ville de Nancy ”, dédiés à S. A. R. Mgr Charles-Alexandre, duc de 
Lorraine et de Bar, grand maître de l'Ordre Teutonique, gouverneur général des 


Pays-Bas. La Haye, aux dépens de la C*, 1779. (Bibl. Nat, Rés. Lk 7 5355). 
(De Mahuet et Des Robert, p. 209). 


LORRAINE -GUISE (De) BANDE CHARGÉE 


(Lorraine) XVI° siècle. sur le tout 
or, gueules, argent. 


Armes de Lorraine complètes brisées d'un lambel de gueules. 


Charles de Lorraine, fils de Claude, premier duc de Guise, et de Marie de 
Luxembourg, né à Joinville le 17 février 1524, devint archevêque de Reims en 
1546, à la suite de son oncle, le cardinal Jean de Lorraine, et chancelier de l'ordre 
de Saint-Michel le 19 mai 1547 ; il sacra Henri I] le 26 juillet de la même année, 
fut créé cardinal le 27 juillet et fut chargé de plusieurs missions diploma- 
tiques difficiles. Très ambitieux et très bon orateur, il joua un grand rôle 
politique. Il fonda l'Université de Reims en 1547-1549, fut nommé en 1550 
évêque de Metz, prince du Saint-Empire, abbé de Cluny (1550), de Saint- 
Denis (1557), de Saint-Rémy, de Corbé, de Fécamp et de Marmoutier; à la 
mort de son oncle en 1550, il échangea son nom de cardinal de Guise contre 
celui de cardinal de Lorraine et mourut. à Avignon le 26 décembre 1574. 


Fer frappé sur : ‘“ Anthologiæ græcorum epigrammatum liber primus ”, per Fr. Bellicarium. 
Parisiis, Grandin, 1543. (Bibl. Nat, Rés, Veélins 2066. Livres exposés, n° 196). 
Ouvrage dédié à ce prelat. 

(De Mahuet et Des Robert, p. 210 et 21). 


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LORRAINE-GUISE (De) BANDE CHARGÉE 


(Lorraine) XVI° siècle. sur le tout 
or, gueules, argent. 


Armes complètes de Lorraine. 


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"< S Hoc temureredonat||95" 


Louis-Henri de Lorraine, dit le Balafré, fils de François et d'Anne d’Este-Ferrare, 
né le 3] décembre 1550, troisième duc de Guise, pair et grand maître de France 
en 1565, alla combattre les Turcs en Hongrie; de retour en France, il épousa 
en 1570 Catherine de Clèves, comtesse d'Eu, veuve d'Antoine de Croy, prince 
de Porcien; chef de la maison de Guise et du parti catholique, il prit une très 
grande part aux massacres de la Saint-Barthélemy (24 août 1572), organisa la 


P150 


Ligue en 1576 pour défendre les catholiques, mais avec la secrète intention de 
parvenir au trône de France. Soutenu par le Pape et par Philippe Il d'Espagne, 
Henri de Guise souleva la Champagne et la Picardie et combattit à la fois 
le Roi et les Protestants. Maître de la situation à la journée des Barricades 
(12 mai 1588), le duc de Guise ne sut pas en profiter pour se faire reconnaitre 
roi; Henri II] le nomma lieutenant-général du royaume, mais le fit assassiner 
lors des Etats de Blois le 25 décembre 1588; il avait été chevalier des ordres 
du Roi, général de ses armées et gouverneur de Champagne et de Brie. 


Fer frappe sur : ‘ Œuvres de Stace ”. Leyde, Jac. Marc, 1616. (Bibl. générale du Lycée de 
Toulon, D. 2509). Comme le duc de Guise est mort en 1588, il s'agit évidemment 
d'un prix attribué en vertu d'une fondation. 


(De Mahuet et Des Robert, p. 211 et Archives de la Société des Collectionneurs d’Ex-libris, 1918, p. 108). 


LORRAINE -GUISE (De) BANDE CHARGÉE 


(Lorraine) XVII® siècle. sur le tout 
or, gueules, argent. 


Armes de Lorraine complètes, brisées d’un lambel de gueules. 


D'OALRR 
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Charles-Louis de Lorraine, fils naturel de Louis, second cardinal de Guise, et de 


pI851 


Charlotte des Essarts, comtesse de Romorantin, devint abbé de Chaalis, prieur 
d'Aleyrac et évêque de Condom en 1659; il mourut subitement à Auteuil le 


1 juillet 1668. 


Fer n° | frappé sur : ‘ Lettere a prencipi dell abbate Pagnino ”, per Monsig. Arciuescovo 
Gonzaga. Roma, Dragondelli, 1658. (Bibl. Nat. Res. Z 821). 

Fer n° 2 frappé sur : ‘“‘ Herodoti Halicarnassei historia ”. H. Stephanus, 1570. 

On constatera les curieuses transformations que le graveur italien a fait subir aux armes de 
Lorraine dans le fer n° 1 : dans l'écu sur le tout, les alérions sont remplacés par trois 
oiseaux essorants; au 8° quartier, les bars sont devenus des dauphins et ne sont pas 
adossés; enfin la brisure formée par le lambel a été oubliée. 


(De Mahuet et Des Robert, p. 212). 


LORRAINE-GUISE (De) BANDE CHARGÉE 


(Lorraine) XVII siècle. sur le tout 


or, gueules, argent. 


Armes de Lorraine complètes brisées d'un lambel de gueules (Lorraine-Guise) —- 
ou écartelé : aux | et 4, de Lorraine-Guise; aux 2 et 3, contre-écartelé : aux | 
et 4, parti au À, d'or à la fasce échiquetée d'argent et de gueules de trois traits 
(La Marck), au B, d'azur à l'escarboucle aux rais pommetées et fleurdelisées 
d'or (Glèves); aux 2 et 3, d'azur à trois fleurs de lis d'or, à la bordure componée 
d'argent et de gueules (Bourgogne moderne). 


Henri II de Lorraine, duc de Guise, prince de Joinville, comte d'Eu, petit-fils du 
Balafré, fils de Charles, duc de Guise, gouverneur de Provence et amiral des 
mers du Levant, et d'Henriette-Catherine, duchesse de Joyeuse, né le 4 avril 


PS2 


1614 à Blois, fut pourvu dès son jeune âge de nombreuses abbayes, dont celles 
de Saint-Denis et de Saint-Rémy, et de l'archevêché de Reims (1629); à la mort 


£ LE 


de son père (30 septembre 1640), devenu duc de Guise et pair de France, il 
quitta la vie ecclésiastique et mena une vie agitée: il épousa successivement en 
1639 Anne de Gonzague, dont il fut séparé, et le 1] novembre 1641, Honorée de 
Glimes, veuve d'Albert-Maximilien de Hénin, dont il n'eut pas de postérité : 


condamné à mort par coutumace pour avoir pris du service contre son pays, 
il obtint des lettres de rémission et put rentrer en France après la mort 
de Louis XIII en 1643: à deux reprises, il essaya de se rendre maître du 
royaume de Naples; nommé grand chambellan par Louis XIV en 1655, il 
mourut à Paris le 2 juin 1664. 


Le fer n° | est frappé sur : ‘“ Adnotationes et meditationes in evangelia, auctore Hieronymo 
Natali ”. Antverpiæ, apud J. Moretum, 1607. 

Le fer n° 2 sur : ‘“ La Lyre du Jeune Apollon ou la muse naissante du petit de Beauchasteau ”. 
Paris, Ch. de Sercy et G. de Luynes, 1657, in-4. (Librairie Ch. Bosse, cat. d'octobre 
1922/n29651): | 

Le fer n° 3 sur: ‘“ Sacra doctrina de Deo uno et trino centum placitis comprehensa ab ill. 
principe Henrico a Lotharingia, archiepiscopo duce remensi, triduana disputatione 


asserta ‘. Remis, Constant, 1632. (Bibl. Nat, Rés. D 1969). 
(De Mahuet et des Robert. p. 212 et 213 et Guigard, T. I, p. 320). 


215? 


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LORRAINE-ARMAGNAC (De) BANDE CHARGÉE 


(Lorraine) XVII' siècle. : sur le tout avec bordure 
or, gueules, argent. 


Armes de Lorraine complètes entourées d'une bordure de gueules chargée de huit 


besants d'or (Lorraine-Elbeuf), 


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Louis de Lorraine, comte d'Armagnac, de Charny et de Brionne, vicomte de Marsan, 
fils d'Henri, grand écuyer de France, sénéchal de Bourgogne et gouverneur 
d'Anjou, et de Marguerite-Philippe du Cambout de Coislin, naquit à Paris le 
/ décembre 1641, épousa le 7 octobre 1660, à Paris, Catherine de Neufville de 
Villeroy, dame du Palais de la Reine, et fut pourvu des charges de son père 
en 1666, à la mort de ce dernier: il fut aussi créé chevalier des ordres du Roi 
et mourut le 13 juin 1718 à l’abbaye de Royaumont. 


Fer frappe sur : ‘“ Mémoires du chevalier de Beaujeu ”’. Paris, Barbin, 1698. Ouvrage dédié à 
ce personnage. (Vente du 28 avril 1924, Ch. Bosse expert, n° 5). 


(La Chenaye, T. 12, col. 433). 


x] Es) 


LORRAINE-ARMAGNAC (De) BANDE CHARGÉE 


(Lorraine) XVII' siècle. sur le tout avec bordure 
or, gueules, argent. 


Armes de Lorraine complètes entourées d'une bordure de gueules chargée de huit 


besants d’or (Lorraine-Elbeuf). 


François-Armand de Lorraine, second fils de Louis, comte d'Armagnac, de Charny 
et de Brionne, grand écuyer de France, gouverneur d'Anjou, et de Catherine 
de Neufville, né le 13 février 1665, se fit recevoir docteur en théologie à la 
Faculté de Paris, devint abbé de N.-D. des Châtelliers (août 1676), de Saint- 
Faron de Meaux (septembre 1686), de Royaumont (juin 1689) et de 
Montiérender (novembre 1700), fut nommé évêque de Bayeux en mai 1718 et 
mourut à Paris le 9 juin 1728. 


Fer frappé sur : ‘ Paraphrase sur le livre de Job, par Dom Gatien de Morillon ”, Paris. 


Billaine, 1668. (Vente Boutemy, 1921, n° 36). 
(De Mahuet et Des Robert, p. 213 et 214 et La Chenaye, T. 12, col. 433). 


PL54 


LORRAINE - MARSAN . BANDE CHARGÉE 


(M.-L. de Rohan-Soubise, comtesse de) sur le tout avec bordure sur l‘ écu 
(Bretagne) XVIII' siécle. or, gueules, argent. 


Deux écus accolés : I, de Lorraine complet, au lambel de gueules et à la bordure 
du même chargée de huit besants d'or (Lorraine-Marsan): Il, écartelé de 
Navarre et de France; sur le tout, parti de Rohan et de Bretagne (Rohan- 
Soubise) ou : I, de Lorraine-Marsan; Il, parti de trois traits, coupé d’un, ce qui 
fait 8 quartiers : au |, d'Evreux; au 2, de Navarre; au 3, d'Aragon; au 4, 
d'Ecosse; au 5, de France: au 6, de Milan; au 7, de Saint-Séverin; au 8, de 
Lorraine: sur le tout, parti de Rohan et de Bretagne. 


.. 
me EEE ae 


es. 


Marie-Louise de Rohan, fille de Jules-François-Louis de Rohan, prince de Soubise, 
et d'Anne-Julie- Adélaïde de Melun, née le 7 janvier 1720, épousa le 15 juin 1736 
Gaston-Jean-Baptiste-Charles de Lorraine, comte de Marsan, brigadier des 


PIeS5 


armées du Roi, mort en 1743: elle fut nommée gouvernante des enfants de 
France le 9 janvier 1754. 


3. 
Fer n° [| frappé sur : “ Lettres de M“*”. À Manheim et se trouve à Paris, chez Bauche, 
Durand et Duchesne, 1760. (Bibl. Nat., Rés. Z 2346). 
Fer n° 2 sur : “ Principes de la Piété Chrétienne ”, par Blaise Monestier. 
Fer n° 3 sur : ‘“* Plaidoyer pour et contre J.-J. Rousseau et le D’ D. Hume ”, par Bergerat. 


Londres et Lyon, Cellier, 1768. (Bibl. Nat., Rés. 8° Ln 27 17955 A): 
(De Mahuet et Des Robert, p. 215). 


LORRAINE - BRIONNE BANDE CHARGÉE 


(L.-J.-C. de Rohan, comtesse de) sur le tout sur |‘ écu avec bordure 
(Bretagne) XVIII siècle. or, gueules, argent. 


Deux écus accolés : |, armes de Lorraine complètes entourées d'une bordure de 
gueules chargée de huit besants d'or et brisées d'un lambel de gueules 
(Lorraine-Brionne); Il, écartelé : aux 1 et 4, de gueules aux chaînes d'or 
posées en croix, en sautoir et en orle {/Navarre); aux 2 et 3, de France; sur le 
tout, parti de gueules à neuf mâcles d'or, trois, trois et trois (Rohan) et 
d'hermines plein (Bretagne) (qui est de Rohan-Montauban). 


Louise-Julie-Constance de Rohan-Rochefort, dite Mademoiselle de Montauban, fille 
de Charles, prince de Rohan-Montauban, lieutenant-général, et d'Éléonore- 
Eugénie de Béthisy de Mézières, née le 8 mars 1734, fut reçue chanoiïnesse de 
Remiremont en 1742, puis épousa le 2 octobre 1748 Charles-Louis de Lorraine, 


PIA56 


comte de Brionne, prince de Lambesc, grand écuyer de France, gouverneur 
de l’Anjou et brigadier des armées du Roi, décédé en 1761, dont elle fut la 
troisième femme: elle mourut à Vienne en 1803. 


Fer frappe sur un : ‘‘ Plan de la ville et fauxbourgs de Paris ”. Paris, 1763. (Vente Freund- 


Deschamps, février 1923, n° 48). 
(De Mahuet et Des Robert, p. 214 et 215, Intermédiaire, 1900, T. I, col. 464 et La Chenaye, T. 17, col. 516). 


LORRAINE -VAUDÉMONT BANDE CHARGÉE 


(L.-A.-E.-M.-C. de Montmorency, princesse de) sur le tout sur |‘ écu 
(Ile-de-France) XVIII siècle. or, gueules, argent. 


Deux écus accolés : |, quartiers de Lorraine brisés d'un lambel de gueules; sur le 
tout, parti : au |, de Lorraine simple: au 2, d'or à cinq tourteaux de gueules, 2, 
2 et |, accompagnés en chef d'un tourteau d'azur chargé de trois fleurs de lis 
d'or, 2 et | (Médicis); Il, d'or à la croix de gueules, cantonnée de seize alérions 
d'azur, posés 2 et 2 à chaque canton (Montmorency). 


Louise-Auguste-Elisabeth-Marie-Colette de Montmorency, née le 351 mai 1765, 
épousa le 30 décembre 1778 Marie-Joseph de Lorraine-Elbeuf, prince de 
Vaudémont. 


(La Chenaye, T. 12, col. 437 et M" de Granges de Surgères, T. 3, col. 448). 


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BANDE CHARGÉE 


sur le tout 
or, gueules, argent. 


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Armes de Lorraine complètes brisées d'un lambel de gueules. 


LORRAINE -GUISE (De) 


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LORRAINE-MARSAN (De) ; BANDE CHARGÉE 


(Lorraine) XVIII* siècle. sur le tout avec bordure 
or, gueules, argent. 


Armes de Lorraine complètes, au lambel à trois pendants de gueules brochant sur le 
tout, et à la bordure de gueules chargée de huit besants d'or (Lorraine-Marsan). 


Fer frappé sur : ‘‘ Elsässich Mission Büchlein ”. Strasburg, Le Roux, 1755. (Bibl. Nat. 
Rés. B 7297). 


a et, 


DÜ PUY (Les frères Pierre et Jacques) BANDE CHARGÉE 


XVII siècle. or, sable, argent. 


D'or à la bande de sable, chargée de trois besants d'argent. Deux À enlacés 
formant une étoile. 


ù 
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À 
Le 


f SK 
KÈX” 


AA 


Pierre Du Puy, fils de Claude, jurisconsulte célèbre et zélé bibliophile, né à Agen le 
27 novembre 1582, fit des études approfondies et se lia avec quantité de savants 
de son pays et de Hollande: il fut nommé membre de la commission chargée 
de faire valoir les droits du Roi de France sur les dépendances des trois 
Evêchés, conseiller au Parlement, conseiller d'Etat et garde de la Bibliothèque 
du Roi. Il travailla avec ardeur à l'inventaire du Trésor des Chartes, publia de 


nombreux mémoires et ouvrages sur l'histoire de France et mourut le 


14 décembre 1651. 


PI. 60 


Son frère, Jacques, né à Paris en 1586, fut historien comme lui; nommé prieur de 
Saint-Sauveur-les-Bray, il devint aussi garde de la Bibliothèque du Roi; à sa 
mort, survenue à Paris le 17 novembre 1656, il légua à cet établissement sa 
collection augmentée de celle de son aîné, dont il avait été le collaborateur, 
et qui comprenait plus de 10.000 volumes, 


En outre, les deux frères avaient augmenté la bibliothèque de leur père relative à 
l'histoire de notre pays et en avaient formé une réunion particulièrement 
‘remarquable; lors de son décès, Jacques Du Puy, dernier survivant des deux 
frères, disposa par testament de cette partie de sa bibliothèque en faveur de 
l'abbé de Thou; elle finit par venir augmenter la bibliothèque du Roi sous 
Louis XVI et y fut conservée sous le nom de Collection Du Puy. 

Le dos des volumes aux ‘armes des frères Du Puy porte une sorte d'étoile formée 
par l'enlacement de deux Delta. 


Le fer n° | qui se rencontre aussi de dimensions 63X48 mill., se trouve frappé sur : “ Gallia 
purpurata opera Petri Frizon ”. Lutetiæ, Le Moine, 1638. (Bibl. Nat., Rés. f En + [4). 

Le fer n° 2 est frappé sur le dos du même volume. 

Le fer n° 3 se voit sur : ‘“ Respublica et status regni Hungariæ ”. Ex. off. elzeviriana, 1634. 


(Bibl. Nat., Rés. G 2078). 


(Archives de la Société des Collectionneurs d’Ex-libris, 1904, p. 143 et Guigard, T. 2, p. 196 à 198). 


DESPREZ BANDE CHARGÉE 


D... à la bande d.…, chargée de trois besants d… Légende : “ ANTHONIVS. 
DESPREZ. ABBAS.S. IOIS.” 


Antoine Desprez, abbé de Saint-Jean. 


Fer frappé sur un volume de la Bibliothèque des Jésuites de Lyon. 


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BANDE CHARGÉE 
argent, gueules, sable. 


MAINFROY 
(Artois) XVI° siècle. 


D'argent à la bande de gueules, chargée de trois coquilles de sable 


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Nicolas Mainfroy, issu d'une ancienne famille d'Arras, né en 1569, fut reçu abbé de 

Saint-Bertin, à Saint-Omer, en 1604; il mourut en 161] d'une fièvre pernicieuse. 
Fer frappé sur : ‘“ Les Vies. des hommes illustres de Plutarque ”, trad. de Jacques Amyot. 
Edition de Guillaume Laimarie, 1594. (Bibl. de Saint-Omer, n° 3331). 


(Archives de la Société des Collectionneurs d’Ex-libris, avril 1906, p. 51 et 52). 


PI. 62 


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BÉRCRERCGDERBUEFON BANDE CHARGÉE 


(Bourgogne) XVIII siècle. sur écartelé | et 4 
argent, gueules, or. 


Ecartelé : au | et 4, d'argent à la bande de gueules, chargée de trois étoiles d'or 
(Le Clerc de Buffon); aux 2 et 3, de... à cinq billettes de. posées en sautoir. 


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Georges-Louis Le Clerc, comte de Buffon, seigneur de Montbard, marquis de 
Rougemont, vicomte de Quincy, fils de Benjamin, conseiller au Parlement de 
Dijon, né à Montbard (Côte-d'Or) le 7 septembre 1707, s'adonna à l'étude des 
mathématiques, puis des sciences physiques et naturelles, entra à l’Académie 
des sciences le 18 mars 1739, fut nommé intendant du jardin du Roi au mois de 
juillet de la même année et membre de l'Académie française le 25 août 1753; 
il se mit alors à publier sa célèbre “ Histoire naturelle ”, en collaboration avec 
Daubenton et mourut à Paris le 16 avril 1788, membre des Académies des 
sciences de Berlin, de Londres et de Saint-Pétersbourg. 

Ce savant, qui était en même temps un écrivain remarquable, avait su apporter 
de la vie à ses descriptions; en intéressant le public par le tableau des mœurs 
des animaux, il réussit à donner à ses contemporains le goût des sciences 
naturelles. 


PI. 63 


Ses ouvrages eurent un succès prodigieux et furent traduits dans toutes les 
langues de l'Europe. 


Fer frappé sur : ‘‘ Essais philosophiques sur les mœurs de divers animaux étrangers ”, par 
Foucher d'Absonville. Paris, Couturier et V* Tilliard, 1783. (Vente Ripault, janvier 1924, 
n° 80). 


(Hæfer et M" de Granges de Surgères, T. |, col. 586). 


GONT ERIO (De) BANDE CHARGÉE 


XVII siècle. azur, or, argent. 


D'azur à deux cotices d'or et à trois étoiles d'argent posées entre les cotices. (1) 


DATA LERATIRENSSN 


François-Maurice de Gonterio, qui appartenait à la maison des marquis de Canillac 
de Turin, fut sacré à Rome évêque d'Avignon le 21 septembre 1705; vice- 
légat à plusieurs reprises, en 1706, puis de 1717 à 1719 et enfin en 1751, il mourut 


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Fer frappé sur : ‘ Concilium provinciale Avenionense a Francisco Mauritio de Gonteriis 
archiepiscopo metropolitano habitum anno 1725 ”. Avenione, C. Giroud. (Avec les 
armes de ce prélat gravées sur le titre). | 


(H. Reynard-Lespinasse. Armorial de l'Etat d'Avignon, p. 93. Paris, 1874-75). 


(1) Nous avons classé ce fer avec les bandes chargées, malgré la description héraldique des 
armoiries, uniquement dans un but pratique. 


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DUODO (Pierre) BANDE CHARGÉE 


(Venise) XVI siècle. gueules, or (ou argent). 


De gueules là la bande d'or (ou d'argent), chargée de trois fleurs de lis d'azur. 


Devise : ‘EXPECTATA NON ELVDET ”. 


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Pierre Duodo, né en 1554, fut ambassadeur de la République de Venise en Savoie, 


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en PSlécne (1588), puis en France auprès d'Henri IV, de 1594 à 1597, en 


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Allemagne, en Angleterre et auprès du Pape; gouverneur de Padoue en 1607 


où il fonda la célèbre Academia Delia, il mourut en 16lI. 


Ses armes et sa devise ont été souvent attribuées à Marguerite de Valois, première 


femme d'Henri IV. 


La reliure dont nous reproduisons les deux plats contient : ‘ Les Œuvres de Pierre de 
Ronsard ”, revues et augmentées. Paris, Nic. Buon, 1587. (Librairie Morgand, cat. de 


novembre 1889, n° 17757). 
(D' Bouland, Bulletin du Bibliophile, 1920, p. 68 et suivantes). 


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HORCÉATELE:T BANDE CHARGÉE 


(Lorraine) or, gueules, argent. 


D'or à la bande de gueules, chargée de trois fleurs de lis d'argent posées dans le 
sens de la bande. 


Illustre maison issue des ducs de Lorraine dont le dernier représentant mourut 
sur l'échafaud en 1793; cette maison se composant d'un grand nombre de 


PI. 66 


membres, il ne nous a pas été possible d'attribuer d'une façon certaine les 
deux fers que nous reproduisons. 


Fer n° 1 frappé sur une : ‘“ Histoire généalogique de la maison du Châtelet ”, par le KR. P. 


Dom Calmet. Nancy, V' Cusson, 1741. 
(De Mahuet et Des Robert, p. 100). 


ADORCELSFEELET BANDE CHARGÉE 


(Lorraine) XVII' siècle. or, gueules, argent. 


D'or à la bande de gueules, chargée de trois fleurs de lis d'argent posées dans le sens 


de la bande. 


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Florent du Châtelet, comte de Lomont, fils d'Antoine, colonel-capitaine des gardes 
suisses du duc de Lorraine, et d'Elisabeth-Louise de Haraucourt, né à 
T richâteau le 8 février 1652, fut destiné à l'état ecclésiastique et reçu chanoine 
à l'église métropolitaine de Besançon: mais ses inclinations le portèrent à entrer 
dans l'armée: aide de camp de Turenne en 1673, commandant du Hâvre en 
1689, gouverneur de Semur, grand bailli d'Auxois, il fut nommé brigadier en 
1692, maréchal de camp et commandeur de l'ordre de Saint-Louis en 1694, 


PI6Z 


lieutenant général des armées du Roi et grand-croix de l'ordre de Saint-Louis 
et mourut à Semur le 27 janvier 1732; il avait épousé le 15 mars 1692 Marie- 
Gabrielle-Charlotte du Châtelet, dame de Cirey et de Pierrefitte. 


Fer frappé sur une : ‘ Histoire généalogique de la maison du Châtelet ”, par Dom Augustin 


Calmet. Nancy, V" Cusson, 1741. (Vente de Béarn, 3° partie, 1921, n° 320). 
(Guigard, T. 2, p. 189 et La Chenaye, T. 5, col. 422 et 423). 


DOSCRTAIMELET BANDE CHARGÉE 
(G.-E. Le Tonnelier de Breteuil, marquise) sur |‘ écu 
(Beauvaisis) XVIII siècle. or, gueules, argent. 


Deux écus accolés: I, d'or à la bande de gueules, chargée de trois fleurs de lis d'argent 
posées dans le sens de la bande (Du Châtelet); I], d'azur à l'épervier essorant 
d'argent, longé et grilleté du même {Le Tonnelier de Breteuil). 


Gabrielle-Emilie Le Tonnelier de Breteuil, fille de Louis-Nicolas, baron de Preuilly, 
introducteur des ambassadeurs, et de Gabrielle- Anne de Froulay, sa seconde 
femme, naquit à Paris le [7 décembre 1706, épousa le 12 (ou le 20) juin 1725 
Florent-Claude, marquis du Châtelet, lieutenant général, grand-croix de l'ordre 
de Saint-Louis, gouverneur de Semur; très cultivée, mais de mœurs dissolues, 
elle fut l'amie de Voltaire qu'elle avait accueilli à Cirey; elle mourut au palais 
de Lunéville le 10 septembre 1749, laissant plusieurs traités de philosophie et de 


mathématiques. 


Fer frappé sur : ‘“ Observations historiques sur la nation gauloise ”, par Dordelu du Fays. 


Paris, Giffart fils, 1746. Ex. de dédicace. (Librairie Rahir, cat. de janvier 1920, n° 193). 
(EAChenave a col 7): 


PI. 68 


DAME ND'ESPEISSESY® (De) BANDE CHARGÉE 


(Lyonnais) XVII® siècle. argent, azur, or. 


D'argent à la bande d'azur, chargée de trois têtes de licorne d’or. 


Louis-Henri de Faye d'Espeisses, comte du Sacré Consistoire, fut abbé de Saint- 
Pierre de Vienne. 


Fer frappé sur : “ R. P. Hyacinthi Chaluet de scientia Dei. ”. Lugduni, S. Rigaud, 1655. 
(Bibl. Nat, Rés. D 1423). Ouvrage dédié à cet abbe. 


PI269 


BOURGEOIS "DE BOYNES BANDE CHARGÉE 


(Franche-Comté) XVIII' siècle. azur, argent, sable. 


D'azur à la bande d'argent, chargée de trois merlettes de sable. 


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Pierre-Etienne Bourgeois de Boynes, né à Paris en 1718, devint maître des requêtes 
de l'hôtel du Roi en 1746, président du Grand Conseil en 1751, intendant de 
Franche-Comté en août 1754, premier président au Parlement de Besançon 
en mai 1/57: le même mois il se démit de l'intendance de Besançon et fut 
nommé conseiller d'Etat quelques jours plus tard; le 7 août 1763 il épousait 


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Mademoiselle Desgotz; il fut ensuite ministre de la marine du 8 avril 1771 
au 20 juillet 1774 et mourut le [7 septembre 1785 dans sa terre de Boynes, en 
Gâtinais. 


Fer n° 2 frappé sur : “ Notice de l'Ecriture Sainte ”, par le R. P. Colome. Paris, Prault, 
1783. (Vente de Bearn, |" partie, 1920, n° 74). | : 

Fer n° 4 sur : “ Voyage fait par ordre du Roi en 1768 et 1769, par d'Eveux de Fleurieu ”. 
Paris, Imp. royale, 1773. 


(Gauthier et de Lurion, p. 15 et M“ de Granges de Surgères, T. 1, col 497). 


HRONDURRDE BEAUVAC BANDE CHARGÉE 


(Comtat-Venaissin) argent, sable, or. 


D'argent à la bande de sable, chargée de trois molettes d'éperon d'or. 


Fer frappé sur : ‘“ Epitome Pontificum romanorum ”, par Onuphrio Panvinio. Venitiis, 
Strada, 1557. (Vente de la Princesse P** du 4 juin 1923, Leclerc et Giraud-Badin 
experts, n° 120). 


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LA MOUCHE BANDE CHARGÉE 
(M. Thoré, dame de) sur |‘ écu 


(Ile-de-France) XVIII siècle. gueules, argent, sable. 


Deux écus accolés : |, de gueules à la bande d'argent, chargée de trois mouches 
de sable posées dans le sens de la bande {La Mouche); Il, d'azur au 
chevron accompagné en chef de deux abeilles et en pointe d'une gerbe, le 


tout d'or (J'horé). 


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Madeleine Thoré, fille de Nicolas-François, seigneur de Charonne, et de Louise 
Tronchy, épousa le 3 mai 1757 Antoine-Pierre de la Mouche, seigneur de 
Beauregard, auditeur à la chambre des comptes de Paris. 


Fer frappe sur : ‘Indication radicale de la terre et seigneurie de Charonne ”, manuscrit. 
(Vente Hoche, décembre 1920, n° 1341). 
; (La Chenaye, T. 14, col. 663). 


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GISGOMMDENIPASPENRONIE BANDE CHARGÉE 


XVII siècle azur, or, sinople. 


D'’azur à la bande d'or, chargée de trois poires tigées et feuillées de sinople. 


François Gigot de la Peyronie, fils d'un chirurgien, né à Montpellier le 
15 janvier 1678, enseigna l'anatomie à Saint-Côme, puis fut nommé démons- 
trateur au jardin du Roi, enfin premier chirurgien du Roi en 1733; en 172], 
Louis XV lui avait accordé des lettres de noblesse; président de l'Académie 
de chirurgie créée en 1731 sur ses instances, associé libre de l'Académie des 
sciences, auteur de nombreux traités de médecine, il mourut à Versailles le 
25 avril 1747, après avoir légué une grande partie de son immense fortune 
à divers établissements de chirurgie et sa bibliothèque au collège des chirurgiens 
de Paris. 


Fer frappé sur un : ‘“ Mémoire pour le sieur François la Peyronie. contre les doyen et 
docteurs-régens de la Faculté de médecine de Paris ”. (Paris, 1744). (Vente Hoche, 


decembre 1920, n° 1278). 
(Guigard, T. 2, p 285 et Hæfer). 


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SARTINE (De) BANDE CHARGÉE 


XVII siècle or, azur, argent. 


D'or à la bande d'azur, chargée de trois sardines d'argent. 


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Antoine- Raymond-Jean-Gualbert- Gabriel de Sartine, comte d'Alby, né le 


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12 juillet 1729 à Barcelone, devint conseiller au Châtelet (1752), puis lieutenant- 
criminel au même siège (1755), maître des requêtes (1759), lieutenant-général 
de’police (1° décembre 1759). Ce fut un policier remarquable et un administrateur 
habile qui organisa le service des pompiers, du nettoyage des rues et de leur 
éclairage. Nommé conseiller d'Etat en 1767, il quitta la police pour devenir 


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secrétaire d'Etat au ministère de la marine le 24 août 1774, puis ministre de la 
marine de 1775 à 1780. Il mourut le l‘’ septembre 1801 en Espagne, à Tarragone 
où il s'était réfugié après la prise de la Bastille. [| avait épousé le 9 Juillet 1757 
Marie-Anne Hardy du Plessis. 

Lettré et bibliophile émérite, il avait rassemblé une très importante collection de livres 
et de plaquettes sur l’histoire de Paris, qu'il faisait revêtir de magnifiques reliures. 


Fer n° | frappé sur un Almanach royal de 1769. (Vente de Bearn, |” partie, 1920, n° 330). 
— Ce fer se rencontre sur un grand nombre d'ouvrages avec de légères variantes, soit 
dans le pointillé, soit dans les sardines qui chargent la bande, soit dans la courbure de la 
bande elle-même. Ces différences s'expliquent par le fait que les meubles et la pièce de 
l'écu étaient frappés aux petits fers à l’intérieur du cartouche qui servait de passe-partout. 

Fer n° 3 frappé sur : ‘ Œuvres de J.-B. Rousseau ”. Londres (Paris), 1767, 5 vol. (Vente du 
14 mars 1921, A. Besombes expert, n° 85). 


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Fer n° 4 frappé sur : ‘ Essais historiques sur les loix ”, trad. de l'anglois par M. Bouchaud. 
Paris, Vente,l 776. 

Fer n° 5 frappé sur : ‘“ Statuts, ordonnances et réglemens donnez, concédez et octroyez aux 
maistres et marchands fabriquans en draps d'or, d'argent et soye ”. Paris, Barbou, 


1755. (Bibl. Nat, Res. F 938). 


Le même fer se retrouve frappé sur : “ Arrest de la cour du Parlement du 25 janvier 1741 
pour la communaute des maîtres bourreliers-bastiers.. ”’. Paris, Montalent, 17/42. 
(Bibl. Nat, Rés. F 989), avec cette différence que ce n'est plus la bande qui est 
couverte d'un pointillé, mais le champ de l'écu lui-même, ce qui est d’ailleurs plus 
conforme à la description héraldique des armoiries. 

Fer n° 7 frappé sur : ‘ Nouveau recueil des statuts et règlemens du corps et communauté 
des maîtres-marchands tapissiers-hauteliciers-sarrazinois de Paris ”. Paris, Gissey, 1756. 
(Bibl. Nat, Rés. F 1174). 

Fer n° 8 frappé sur : ‘ Statuts, articles et ordonnances des maîtres charpentiers de Paris ”. 
Paris, V* Thiboust, 1763. (Bibl. Nat. Rés. F 1176). 

Fer n° 9 frappé sur : “Dictionnaire de musique”, par J.-J. Rousseau. Paris, V* Duchesne, 1768. 

Fer n° 10 frappé sur : ‘“ Description géographique, historique, chronologique, politique et 
physique de l'Empire de la Chine et de la Tartarie chinoise ”, par le P. J.-B. du Halde. 
Paris, Le Mercier, 1735, 4 vol. (Librairie Rahir, cat. de janvier 1920, n° 205). 


(Archives de la Société des Collectionneurs d’Ex-libris, 1912, p. 165 à 167). 


SARTINE BANDE CHARGÉE 
(N.. de, marquise de) + Sur le ecu 
XVIIT siècle. or, azur, argent. 


Deux écus accolés : [, d'or à la bande d'azur, chargée de trois sardines d'argent 
(Sartine); Il, de... au chevron d'azur, accompagné en pointe d'un lion de... au 
chef de. chargé de trois étoiles de... 


Fer n° 1 frappé sur un manuscrit du XVIII: siècle : ‘“ Extrait des Mémoires de M. I. d. d.S.S. 
(le duc de Saint-Simon) ”, rédigé par l'abbé de Voisenon. (Vente de Béarn, 2° partie, 
1920%n 2329) 

Fer n° 2 frappé sur 3 vol. in-12. (Même vente, |" partie, 1920, n° 369). 

Ces fers sont attribués par les catalogues ci-dessus mentionnés à Marie-Anne Hardy du 
Plessis (1759-1784), femme d'Antoine-Raymond-Jean-Gualbert-Gabriel de Sartine, 
lieutenant-général de police, puis ministre de la marine. Nous n'avons pu trouver la 
description des armoiries de cette famille. Rietstap indique une famille Hardy, 
originaire de Normandie, qui porte : d'argent au lion d'azur, au chef du même, 
chargé de trois étoiles d'or. D'autre part, Guigard, T. |, p. 200, attribue à cette dame 
un fer assez différent dont le deuxième écu est ainsi blasonné : d'azur au chevron 
accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un lion, le tout d'or. 


PINS 


MAIGNART DE LA VAUPALIÈRE BANDE CHARGÉE 


(Normandie) XVII siècle. azur, argent, gueules. 


D'azur à la bande d'argent, chargée de trois quintefeuilles de gueules. 


Charles-Etienne Maignart, seigneur de la Vaupalière, fils de Philippe, procureur 
général au Parlement de Rouen, et de Marie de Coquerel, fut reçu conseiller 
au même Parlement en 1681, épousa Geneviève Paulmier de la Bucaille et 


mourut en 1731. 


Fer frappé sur : ‘ Romanarum antiquitatum libri decem a J. Rosino ”. Lugduni, H. a Porta, 


1606. (Collection de M. Lemée). 
(C“ d’Armancourt, p. 178 et 179 et La Chenaye, T. 12, col. 755). 


PI. 76 


MAIGNART DE LA VAUPALIÈRE BANDE CHARGÉE 


(Normandie) XVIII siècle. azur, argent, gueules. 


D'azur à la bande d'argent, chargée de trois quintefeuilles de gueules 


Pierre-Charles-Etienne Maignart, dit le marquis de la Vaupalière, fils posthume de 
Charles-Etienne, conseiller au Parlement de Rouen, et de Geneviève Paulmier 
de la Bucaille, né le 9 octobre 1731, devint brigadier des armées du Roi le 
25 juillet 1762, maréchal de camp en juin 17/6, commandeur de l'ordre de 
Saint-Louis en septembre 1778 et gouverneur du Maine le 28 août 1785; il 
mourut en 17/92. I| avait épousé en 1766 Diane-Jacqueline-Louise-Josèphe 
de Clermont d'Amboise, veuve de Marie-François-Auguste de Goyon de 
Matignon, comte de Gacé, lieutenant général. 


Fer frappé sur : “Les Etrennes de la Saint-Jean ”, (par le C“ de Caylus). Troyes, V* Oudot, 
ITS 


(Guigard, T. 2, p. 335, La Chenaye, T. 12, col. 755 et 756, et M de Granges de Surgères, T. 3, col. 283). 


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DAFFIS BANDE CHARGÉE 


XVI siècle. argent, gueules, argent, or. 


D'argent à la bande de gueules, chargée d’une rose d'argent entre deux molettes d'or. 


Bernard Daffñis fut évêque de Lombez (Gers) de 1614 à janvier 1628. 


Fer frappe sur : ‘“ Hegesippi de bello judaico et urbis Hierosolymitanæ excidio libri V ”. 


Coloniæ, 1559. (Librairie Rahir, cat. de janvier 1920, n° 284). 


PIOTE 


PROEXRIDE SILLERY BANDE CHARGÉE 


(Bourgogne) XVI° siècle. gueules, or, sable. 


De gueules à la bande d'or, chargée d'une traînée de cinq barillets de poudre de 


sable. Devise :  ANIMIS ILLABERE NOSTRIS ”. 


Nicolas Brulart, marquis de Sillery, seigneur de Puisieux, fils de Pierre III, président 
aux enquêtes au Parlement de Paris, et de Marie Cauchon, né à Sillery en 
1544, devint conseiller au Parlement de Paris (1573), président aux enquêtes 
(18 décembre 1584), maître des requêtes (1588), puis fut envoyé comme ambassa- 
deur en Suisse en 1589 et en 1595: il fut alors nommé président à mortier (1597). 
Brulart fut chargé de plusieurs missions diplomatiques, négocia la paix de 
Vervins avec les Espagnols en 1598, le divorce d'Henri IV et son mariage avec 
Marie de Médicis en 1599: ses services lui valurent d'être nommé garde des 
sceaux en 1604 chancelier de Navarre en 1605 et enfin chancelier de 
France le 10 septembre 1607: il se montra l'adversaire de Sully, mais dut à son 
tour quitter le conseil en 1612, puis les sceaux en mai l6l6; il les reprit 
cependant en janvier 1623, mais l'ambition de Richelieu le fit disgrâcier 
définitivement en 1624; il se retira alors dans sa terre de Sillery, où il mourut 
le 1‘ octobre 1624; il avait épousé Claude Prudhomme le 24 novembre 1574. 


(Jadart, 1894, p. 18 et La Chenaye, T. 4, col. 362 et 363). 


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BRULART DE SILLERY BANDE CHARGÉE 


(Bourgogne) XVI° siècle. gueules, or, sable. 


De gueules à la bande”d'or, chargée d’une traînée de cinq barillets de poudre de 
sable. | 


François Brulart, fils de Pierre III, seigneur de Berny, et de Marie Cauchon, dame 
de Sillery, et frère du chancelier, devint archidiacre de Reims, abbé de 
Chartreuves (1588) et de La Val-Roy ou Valleroy, près de Saint-Quentin-le- 
Petit (Ardennes) en 1594 et aumônier d'Henri IV; il fonda le collège des 
Jésuites de Reims en 1600 et mourut dans cette ville en 1630. Il avait institué 
des prix au collège de Reims, à Paris et au collège des Jésuites de Reims. 


Fer frappé sur un volume donné en prix au collège de Reims en 1620. (Bibliothèque de la 
ville de Compiègne). 


(Guigard, T. 1, p. 249 et 250 et Archives de la Société des Collectionneurs d’Ex-libris, février 1924, p. 27 et 28). 


PI. 80 


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BRCHEAR IE DE SELERY BANDE CHARGÉE 
(Bourgogne) XVIII‘ siècle. gueules, or, sable. 


De gueules à la bande d’or, chargée d'une traînée de cinq barillets de sable. 


Louis-Philogène Brulart, dit le marquis de Sillery, vicomte, puis marquis de Puisieux et 
de Sillery, fils de Carloman-Philogène, comte de Sillery, gouverneur d'Epernay, 
et de Marie-Louise Bigot, né le 12 mai 1702, épousa le 19 juillet 1722 Charlotte- 
Félicité Le Tellier de Louvois de Rebenac et devint successivement capitaine 
de cavalerie, mestre-de-camp (1734), brigadier des armées (1 août 1734), 
ambassadeur de France auprès du roi des Deux-Siciles (1735-1739), maréchal 
de camp le 20 février 1743, ministre plénipotentiaire de France aux 
conférences de Bréda (1746), conseiller d'Etat d'épée (octobre 1746), secrétaire 
d'Etat pour les affaires étrangères, à la suite du marquis d'Argenson, du 
15 janvier 1747 au 9 septembre 1751, ministre d'Etat jusqu'en juin 1756; il rentra 
au conseil du Roi le 2 juillet 1758 et y resta jusqu'à la suppression des Jésuites 
(1764); il avait en outre été nommé chevalier et chancelier des ordres du 
Roi, lieutenant général au gouvernement du Languedoc (7 mai 17/51) et 
gouverneur d'Epernay. I] mourut à Paris le 8 décembre 1770. 


Fer frappé sur : ‘“ Le Nouveau Testament de N.S.J.C. ”. Paris, Josse, 1703. (Librairie Bosse). 
(Guigard, T. 2, p. 9 et La Chenaye, T. 4, col. 367). 


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BRULART DE GENELIS BANDE CHARGÉE 


(S.-F. Ducrest de Saint-Aubin, marquise de) sur |‘ écu 
(Savoie) XVIII siècle. or, gueules, sable. 
Deux écus accolés : |, de gueules à la bande d'or, chargée d'une traînée de cinq 


barillets de sable (Brulart); I, d'azur à trois bandes d'or, au chef d'argent, 
chargé d’un lion issant de sable, armé et lampassé de gueules (Ducrest). 


Stéphanie-Félicité Ducrest de Saint-Aubin, connue sous le nom de Madame de 
Genlis, fille du marquis de Saint-Aubin, naquit près d'Autun, en Bourgogne, . 
le 25 janvier 1746, devint chanoinesse du chapitre noble d'Alix, près de Lyon, 
à l’âge de 6 ans, puis épousa Charles-Alexis Brulart, marquis de Genlis, colonel 
des grenadiers de France, guillotiné en 1793; d'abord dame de la duchesse de 
Chartres, elle fut nommée en juillet 1779 gouvernante des enfants de cette 
princesse, dont l'un deux, Louis-Philippe, devint plus tard roi de France; lors de 
la Révolution, elle émigra avec Mademoiselle d'Orléans; à sa rentrée en France 
en 1800, elle fut très bien traitée par Bonaparte qui la logea à l'Arsenal et lui 
donna une pension: auteur fécond, elle écrivit de nombreux romans, des 


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ouvrages d'éducation et de critique littéraire, ainsi que des mémoires et 
mourut à Paris à la fin d'octobre 1830. 


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Le fer n° 1 est frappé sur : ‘ Etudes de la nature”, par Bernardin de Saint-Pierre. Paris, 
imp. de Monsieur, 1784. (Vente Ripault, janvier 1924, n° 81). 
Le fer n° 2 sur : ‘“ Athénœum ou idées d'un citoyen sur le nouvel édifice construit dans 


l'enceinte du Palais Royal ”. Paris, 1789. (Bibl. Nat., Res. Lk7 7318). 
(Guigard, T. 1, p. 141 et Hæfer). 


BROEARIADE. GENLIS BANDE CHARGÉE 


(Bourgogne) XVIII siècle. gueules, or, sable. 


De gueules à la bande d'or, chargée d’une traînée de cinq barillets de sable. 


Charles-Claude Brulart, marquis de Genilis, fils de Charles et de Louise-Charlotte- 
Françoise de Hallencourt de Dromesnil, né le 15 mars 1733, épousa le 
14 avril 1765 N. de Riotor de Villemur et devint colonel dans les grenadiers 


de France. 


Fer n° | frappé sur : ‘“ Histoire de France ”, par Garnier. Paris, Saillant et Nyon, 


V' Desaint, 1774. 


Fer n° 2 frappé sur : ‘ Histoire de France ”, par Villaret. Paris, Desaint et Saillant, 1761. 


(La Chenaye, T. 4. col, 374). 


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MERCIER BANDE CHARGÉE ET ACCOMPAGNÉE 


XVIII siècle. Or, azur, … 


D'or à la bande d'azur, chargée d'une étoile de. accompagnée de deux casques 
de... tarés de front, l'un en chef et l'autre en pointe. 


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Charles-Magloire-Dieudonné Mercier, descendant de la nourrice de Louis XV, 
fut lieutenant des vaisseaux du Roi et chevalier de Saint-Louis. 


Fer frappe sur un Almanach oval de 1783. (Vente du 7 février 1921, Paul expert, n° 147). 


BP284 


MARIE | BANDE CHARGÉE ET ACCOMPAGNÉE 


(Normandie) or, azur, argent. 


D'or à la bande d'azur, chargée de trois fers de flèche d'argent posés dans le sens 
de la bande et accompagnée de deux têtes et cols de cerf de gueules. 


N.. Marie, baron d'Avigneau. 


Fer frappé sur : ‘“ Via et Ratio vitæ ”, par le R. P. B. Jacquinot. Parisiis, Cramoisy, 1636. 
(Bibliothèque universitaire de Lille, fonds Agache, n° 36 bis). 


PI. 85 


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SURBECK (De) BANDE CHARGÉE ET ACCOMPAGNÉE 


(Suisse) XVII‘ siècle. or, sable, gueules. 


D'or à la bande de sable, chargée de trois roses de gueules et accompagnée de 
deux membres d'aigle de sable, les serres en fasce. 


Eugène-Pierre de Surbeck, fils de Jean-Jacques, lieutenant-général, né à Soleure 
(Suisse) en 1676, servit d’abord dans le régiment de Surbeck, celui de son père, 
puis dans la compagnie générale des Suisses au régiment des gardes; major 
du régiment suisse de son père en 1702, il prit part aux campagnes de Flandre 
et d'Alsace, devint lieutenant-colonel en 1712, colonel en 1/14, chevalier de 
Saint-Louis en 1717, puis brigadier des armées et mourut à Bagneux, près de 
Paris, le |” septembre 1741. Il avait épousé Louise de Guiry. Cet amateur qui 
avait formé une bibliothèque et un riche cabinet de médailles’ écrivit ses 
Mémoires et une Histoire métallique des empereurs; il avait été reçu membre 
honoraire étranger de l’Académie des Inscriptions. 


Fer frappé sur : ‘“ Mémoires et réflexions sur les principaux évènemens du règne de 
Louis XIV. Amsterdam, Bernard, 1734. (Collection de M. Caplain, à Compiègne). 


On le trouve aussi de format plus grand : 95X85 mill. 


(Archives de la Société des Collectionneurs d’Ex-libris, 1914, p. 7 à 9). 


PI. 86 


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CUSTINE (De) BANDE COTICEE 


(Lorraine) | sur écartelé | et 4 sur l‘’ écu 
argent, sable. 


Deux écus accolés : |, écartelé : aux | et 4, d'argent à la bande coticée de sable 
(Custine); aux 2 et 3, de sable semé de fleurs de lis d'argent (Lombus); 
Il, écartelé : aux Î et 4, de... à l'étoile de...; aux 2 et 3, de. au croissant de... 


Fer frappé sur : ‘“ Derniers sentiments des personnages condamnés à mort ”. Paris, 


Moutard, 1775. 
(De Mahuet et Des Robert, p. 76 et 77 et Benoît, Les Bibliophiles des Trois Evêchés, p. 210). 


PI S87 


CHAMPAGNE (De) BANDE COTOYEE 


XVII siècle. sur parti | sur le tout 
p 
azur, argent. 


Ecartelé : aux | et 4, de sable fretté d'argent, au chef du même chargé d'un lion 
issant de gueules, armé, lampassé et couronné d'or (Champagne La Suze); 
au 2, vairé d'argent et d’azur, à la croix de gueules (Montrichard) ; au 3, d'or 
à la croix de gueules, cantonnée de seize alérions d'azur et chargée de cinq 
coquilles d'or, dont l'une en cœur (Montmorency-Laval);sur le tout, parti: au I, 
d'azur à la bande d'argent cotoyée de deux cotices potencées et contre-poten- 
cées d'or, remplies de sable (Champagne); au 2, d'or au lion de gueules enfermé 
dans un double trescheur fleurdelisé et contre-fleurdelisé de gueules (Ecosse). 


René-Brandelis de Champagne, marquis de Villaines et de la Varenne, chevalier 
de l'ordre de Saint-Michel, mourut à Paris le 5 mars 1723. 


Fer frappé sur : “ M. Fabii Quintiliani institutionum oratoriarum libri duodecim ”. Genevæ, 
Stær, 1625. 
(Guigard, T. 2, p. 123 et 124). 


PI. 88 


BARDI DE MAGALOTI (De) BANDE LOSANGÉE 


(Rome) XVII siècle. accompagnée sur écartelé | et 4 
or, gueules. 


Ecartelé : aux | et 4, d'or à la bande losangée de gueules, accompagnée en chef 
d'une couronne de laurier de sinople {Bardi); aux 2 et 3, fascé d'or et de 
sable de six pièces, au chef de gueules sur lequel est écrit en or le mot: 


Libertas (Magaloti). 


Bardo de Bardi, comte de Magaloti, né en 1630, devint maréchal de camp. 
lieutenant-colonel du régiment des gardes (avril 1675), lieutenant-général des 
armées du Roi (1676), gouverneur de Valenciennes (mars 1677) et mourut à 


Paris le 10 avril 1705. 


Fer frappé sur : ‘‘ Abrégé de l'histoire de Valenciznnes ”. Lille, Le Francq, 1688. (Bibl. 
Nat., Res. 4 Lk 7 10041). 


(Guigard, T, 2, p, 335 et M” de Granges de Surgères, T. I, col. 189) 


PIM69 


COURCILLON BANDE FUSELÉE ACCOMPAGNÉE 


(F. de Pompadour, marquise de) sur |‘" écu 
(Limousin) XVII siècle. argent, gueules. 


Deux écus accolés : |, d'argent à la bande fuselée de gueules, accompagnée en 
chef d'un lion d'azur {Courcillon) ; Il, d'azur à trois tours d'argent, maçonnées 


de sable (Pompadour). 


Françoise de Pompadour, duchesse de La Valette, fille de Léonard-Hélie de 
Pompadour, dit le marquis de Pompadour, menin du dauphin fils de Louis XIV, 
et de Gabrielle de Montaut, gouvernante du duc d'Alençon, épousa le 
17 juin 1708 Philippe-Egon de Courcillon, marquis de Dangeau, brigadier des 

__ armées du Roi, gouverneur de Touraine, décédé en 1/19. 


Fer frappé sur un vol. in-l6. (Vente de Béarn, l“ partie, juin 1920, n° 360). 
| (La Chenaye, T. 6, col. 330 et T. lé, col. 60 et 61). 


PI. 90 


DU BELLAY BANDE FUSELÉE ACCOMPAGNEE 
(Orléanais) XVII siècle. _argent, gueules. 


D'argent à la bande fuselée de gueules, accompagnée de six fleurs de lis d'azur 
rangées en orle. 


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Martin du Bellay, fils de François-René et de Suzanne de Rochechouart, né au 
château de Clereau (diocèse d'Orléans). le 5 mai 1703, devint abbé de Saint- 
Mélaine de Lamballe en 1721, puis du Mont Saint-Quentin, diocèse de Noyon, 
et prieur commendataire de la Sainte Trinité de Combourg, au diocèse de 
Saint-Malo: grand vicaire de l'archevêché de Tours (1729), il fut nommé 
évêque de Fréjus le 28 mars 1739; en 1766, il donna sa démission et se retira à 
Paris où il mourut le 19 décembre 1775: il fut inhumé à Saint-Sulpice au caveau 
des évêques, laissant une assez belle bibliothèque. 


Fer frappé sur un : “ Missale parisiense ”. Parisiis, 1766. (Bibl. Nat., Rés. B 180). — Le 
même fer existe de dimensions plus réduites : 54X45 mill. 


(Archives de la Société des Collectionneurs d’'Ex-libris, 1907, p. 18 et 19). 


PI. 91 


LIÈRES (De) BANDES (DEUX) 
(Artois) XVII siècle. | sur écartelé | et 4 
argent, azur. 
Ecartelé : aux | et 4, d'argent à deux bandes d'azur (Lières) ; aux 2 et 3, d'or à 


3 maillets de sinople (Maïlly). Devise : VIRTVS PERCVSSA NITET. 


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François de Lières, fils d'Antoine, seigneur de Ferfay, et de Jacqueline Taccoen de 
Zillebecque, né à Ferfay (Pas-de-Calais) en 1605, fut le 75° abbé du 


monastère de Saint-Bertin, qu'il dirigea de 1650 à 1674, date de sa mort. Il 
montrait un grand goût pour les lettres. 


(Archives de la Société des Collectionneurs d’Ex-libris, 1904, p. 102 et 103). 


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BARVILLE (De) BANDES (DEUX) 


(Maine) argent, gueules. 


D'argent à deux bandes de gueules. 


Fer frappé sur : ‘ Poésies de F. de Montmorency, jésuite ”. Douai, 1629. (Collection de 


M. du Besset). 


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SÉGUR (De) BANDES (DEUX) 


(Limousin) XVIII siècle. sur écartelé | et 4 sur le tout 
gueules, or. 


Ecartelé : aux | et 4, d'azur au lévrier rampant d'argent, bouclé et accolé d'or; aux 
2 et 3, d'argent à trois merlettes de sable: sur le tout, écartelé : aux Î et 4, de 
gueules à trois bandes d’or ; aux 2 et 3, d'hermines à la bordure de gueules. 


Nicolas-Alexandre de Ségur, fils d'Alexandre, seigneur de Frans, président à mortier 
au Parlement de Bordeaux, naquit en 1697, devint président à mortier au 


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même Parlement, épousa en juin 172! Charlotte-Emilie Le Fèvre de 
Caumartin et mourut le 24 mars 1755. 


Sur les fers que nous reproduisons, le premier et le dernier quartiers de l’écu brochant ne 
portent que deux bandes, au lieu de trois, comme l'aurait exigé la description héraldique; 
cependant notre système de classification, qui a toujours pour but de faciliter les 
recherches, nous a conduit à reproduire à cette place ces deux fers de Ségur. 


(Guigard, T. 2, p. 437). 


SÉGUR BANDES (DEUX) 
(C.-E. Le Fèvre de Caumartin, marquise de)  surécartelé | et 4 sur le tout sur l‘" écu 
(Ponthieu) XVIII siècle. gueules, or. 


Deux écus accolés: |, écartelé : aux | et 4, d'azur au lévrier rampant d'argent, bouclé 
et colleté d'or; aux 2 et 3, d'argent à trois merlettes de sable; sur le tout, 
écartelé : aux | et 4, de gueules à trois bandes d'or: aux 2 et 3, d'hermines à la 
bordure de gueules (Ségur); I], d'azur à cinq fasces d'argent (Caumartin). 


Charlotte-Emilie Le Fèvre -de Caumartin, fille de Louis Il, intendant du commerce, 
et de Charlotte Bernard, épousa en juin 1721 Nicolas-Alexandre de Ségur, 
président à mortier au Parlement de Bordeaux, décédé en 1755; elle mourut 
en novembre 1729. 


Fer frappé sur : ‘“ S. Pontii Meropii Paulini Nolani episcopi Opera ”. (Bibliothèque du 
château de Berbiguières). 


On le trouve aussi, mais en plus petit (49X42 mill.), sur : “ Discours sur l'histoire ecclésias- 
tique ”, par l'abbé Fleury. (Vente Hoche, décembre 1920, n° 17). 


(Guigard, T. 1, p. 201 et La Chenaye, T. 7. col. 987). 


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SEGUR BANDES (DEUX) 
(M.-T.-E.-E. de Ségur, comtesse de) sur écartelé | et 4 sur le tout sur l‘ écu 
(Limousin) XVII siècle. gueules, or. 


Deux écus identiques accolés : écartelé : aux | et 4, d'azur au lévrier rampant d'argent, 
bouclé et colleté d'or; aux 2 et 3, d'argent à trois merlettes de sable: sur le tout, 


écartelé : aux | et 4, de gueules à trois bandes d’or: aux 2 et 3, d’'hermines à la 
bordure de gueules. 


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Marie-T hérèse-Elisabeth-Eugénie de Ségur, fille aînée de Nicolas-Alexandre, 
président à mortier au Parlement de Bordeaux, et de Charlotte-Emilie Le Fèvre 
de Caumartin, épousa en 1742 Alexandre de Ségur, président au Parlement 
de Bordeaux et prévôt de Paris, et mourut avant son mari le 28 octobre 1759. 


Fer frappe sur une : ‘“ Histoire universelle ”, par de Thou. Londres, 1734, 16 vol. (Bibliothèque 
du château de Berbiguières). 


(La Chenaye, T. 18, col. 495). 


PI. 96 


REVREADBDE FONTETTE BANDES (TROIS) 


(Bourgogne) XVII siècle. sur écartelé | et 4 
azur, Or. 


Ecartelé : aux | et 4, d'azur à trois bandes d'or (Fevret); aux 2 et 3, d'argent à une 
hure de sanglier arrachée de sable, posée en bande, armée d'argent et lampassée 
d'une flamme de ‘gueules (Gorgiard). 


Charles-Marie Fevret, seigneur de Fontette, né à Dijon le 14 avril 1710, devint 
conseiller au Parlement de Bourgogne en 1736; il épousa le 17 avril 1738 
Etiennette Remond de Couchey. Membre, puis directeur de l'Académie de 
Dijon, il donna en 1768 une édition remarquable de la Bibliothèque historique 
de la France publiée en 1719 par le P. Lelong. Ce travail l'épuisa et il mourut 
à Dijon le 16 février 1772, sans avoir vu l'achèvement de son œuvre, laissant 
une nombreuse bibliothèque et une importante collection d'estampes 
historiques. 


Fer frappe sur : “Les Présidens au mortier du parlement de Paris ”, par François Blanchard. 
Paris, Besongne, 1647. (Vente de Béarn, 3° partie, avril 1921, n° 180). 
Il existe aussi en 30 X 30 mill., notamment sur : ‘ Apologie pour Jehan Chastel ”, par François 


de Vérone (Jean Boucher). S. |., 1595. (Vente de Béarn, 2° partie, 1920, n° 165). 
(Archives de la Société des Collectionneurs d’Ex-libris, 1908, p. 113 à 122). 


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LE FÊVRE DE LA FALUËÈRE BANDES (TROIS) 


XVII siècle. azur, or. 


D'azur à‘trois bandes d'or. 


René Le Fèvre de la Faluère, premier président au Parlement de Rennes, mourut 
le 21 mars 1708. 
(Guigard, T. 2, p. 304). 


PI. 98 


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LE FÈVRE DE LA FALUÈRE | BANDES (TROIS) 


XVII siècle. azur, Or. 


D'azur à trois bandes d'or. 


Fer frappé sur un Almanach royal de 1741. (Vente de Béarn, l" partie, juin 1920, n° 238) 


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MÉRARDIDE SAINIT-JUST BANDES (TROIS) 


XVIII siècle. azur, Vair. 


D'azur à trois bandes de vair. Devise : L'HONNEUR ET L'AMOUR. 


Simon-Pierre Mérard de Saint-Just, né à Paris en 1/49, devint maître d'hôtel du 
comte de Provence, charge qu'il résigna en 1782; il épousa Anne-Jeanne- 
Félicité d'Ormoy, auteur de romans et de petites pièces de poésie: possesseur 
d'une grande fortune, il cultiva les lettres et écrivit, comme sa femme, beaucoup 
d'opuscules qu'il faisait imprimer à un petit nombre d'exemplaires; il mourut le 
17 août 1812. 

Il avait formé une importante bibliothèque, richement reliée par les meilleurs 
artistes de l'époque, mais dont une partie, expédiée en Amérique, fut saisie 
par les Anglais le 12 décembre 1782. 

(Guigard, T. 2, p. 352 et Archives de la Société des Collectionneurs d’Ex-libris, 1904, p. 152 et 1907, p. 129 à 132). 


PI. 100 


SÉGUR (De) BANDES (TROIS) 


(Eimousin) XVIII siècle. sur écartelé | et 4 sur le tout 
gueules, or. 


Ecartelé : aux | et 4, d'azur au lévrier rampant d'argent, bouclé et accolé d'or: 
aux 2 et 3, d'argent à trois merlettes de sable; sur le tout, écartelé : aux | et 4, 
de gueules à trois bandes d'or; aux 2 et 3, d'hermines à la bordure de gueules. 


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Nicolas-Alexandre de Ségur (1697-1755). 
Nous avons donné à la planche 94 la notice biographique concernant ce 
personnage. 


Fer n° 2 frappe sur : ‘‘ Tablettes historiques et chronologiques ”. Paris, 1749. (Vente Caillavet, 
mai 1920, n° 478). 


PI. 101 


GRÜUSSOL (De) BANDES (TROIS) 


(Vivarais) XVII siècle. sur le tout 
or, gueules. 


Ecartelé : aux 1 et 4, parti: À, fascé d'or et de sinople de six pièces (Crussol); 
B, d'or, à trois chevrons de sable (Lévis); aux 2 et 3, contre-écartelé, aux 
| et 4, d'azur à trois étoiles d'or, posées en pal (Gourdon de Genouillac); 
aux 2 et 3, de gueules à trois bandes d'or (Galiot); sur le tout, d'or à trois 
bandes de gueules (Uzès). 


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Charles-Emmanuel, sire de Crussol, duc d'Uzès, prince de Soyon, en Vivarais, 
appelé le duc de Crussol, fils de Jean-Charles, gouverneur de Saintonge ei 
d'Angoumois, pair de France, et d'Anne-Marie- Marguerite de Buillion, sa 
seconde femme, naquit le Il janvier 1707, devint gouverneur et lieutenant- 
général de Saintonge et d'Angoumois, en survivance de son père en 1720, 
mestre-de-camp en 1729, brigadier le 1° août 1734; à la suite des blessures qu'il 
avait reçues, il dût quitter le service en 1739, fut reçu duc et pair de France en 
janvier 1740 et mourut à Paris le 3 février 1762. Il avait épousé en premières 
noces, le 3 janvier 1725, Emilie de La Rochefoucauld et en secondes noces, 


le 8 juin 1759, Marie-Gabrielle-Marguerite de Gueydon. 


Fer frappé sur : ‘ Institution du jeune gentilhomme ”. (Bibliothèque du Ministère de la 
guerre, n° 89). 
(Guigard, T. 2, p. 170 et 171 et La Chenaye, T. 6, col. 625). 


PI. 102 


RERO BANDES (TROIS) 
(Normandie) XVII* siècle. sable, or. 


De sable à la tierce d'or mise en bande. 


Claude Pellot, seigneur de Port-David et des Deffends, fils de Claude, prévôt des 
marchands de Lyon, et de Marie Poculot, né en 1619, fut successivement 
conseiller du Roi au Parlement de Rouen en 1641, maître des requêtes ordinaire 
de son hôtel le 2 janvier 1654, intendant de Dauphiné, de Poitou en 1658, de 
Limousin la même année, de Guyenne de 1664 à 1669, premier président au 
Parlement de Rouen en 1669 et mourut à Paris le 3 août 1683: il avait épousé 
Claude Le Camus dont il eut 10 enfants. 


Fer frappé sur un manuscrit intitulé : ‘“ Journal des évènements survenus dans la ville 


de Rouen de l'année 1380 à l'année 1676 ”’. (Vente Pelay, mai 1923, n° 57). 


(Guigard, T. 2, p. 392 et 393, Intermédiaire, 1900, T. l: col. 738 et 1917, T. I, col. 201 et M de Granges de Surgères, 
1-55-"col805); 


PI. 103 


NÉEL DE CRISTOT BANDES (TROIS) 
(Normandie) XVIII siècle. avec chef 


argent, sable, gueules. 


D'argent à trois bandes de sable, au chef de gueules. 


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Louis-François Néel de Cristot (ou Christot), né à Rouen en 1698, devint conseiller- 
clerc au Parlement de Normandie le 24 août 1719, chanoine, puis vicaire- 
général de Bayeux, abbé commendataire de l'abbaye de N. D. de Silly (diocèse 
de Séez) en mai 1728: il sen démit en 1731 et obtint celle de Saint-Ferréol 
d'Essonnes, au diocèse de Soissons, en décembre 1/33: enfin il fut nommé 
évêque de Séez le 5 mai 1740. Il mourut le 10 septembre 1775 à l'abbaye de 
Saint-Victor à Paris. 


(Fisquet, France Pontificale et M“ de Granges de Surgères, T. 3, col. 725). 


PI. 104 


BARRAL (De) BANDES (TROIS) 
(Dauphiné) XVIII siècle. avec chef chargé 


gueules, argent, argent. 


De gueules à trois bandes d'argent; au chef du même, chargé de trois clochettes 
d'azur, bataillées d'or. | 


Joseph-Claude-Mathias de Barral, fils de Joseph, marquis de la Bastie d'Arvillard, 
président au Parlement de Grenoble, et de Marie-Françoise de Blondel, né à 
Grenoble le 6 septembre 1714, devint prieur d’Allevard et de Vif, en Dauphiné, 
aumônier du Roi, abbé et comte d'Aurillac en juin 1752, conseiller du Roi, 
vicaire général d'Embrun, puis fut nommé évêque de Troyes le 29 mars 1/6]; 
il renonça à son siège le 23 janvier 1791, en faveur de son neveu et mourut à 


Meaux le 3] janvier 1803. 


Fer frappé sur un in-8. (Vente de Béarn, |" partie, juin 1920, n° 219). 
(La Chenaye. T. 2, col. 353 et Abbé Coffinet, p. 48 et 49). 


PI 105 


PETRRES"(De) BANDES (TROIS) 
(Quercy) XVIII siècle. avec chef chargé 


or, gueules, azur. 


D'or à trois bandes de gueules; au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or. 


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De Lettes, seigneur des Prez, de Montpezat. 


Fer frappé sur un Almanach royal de 1766. (Vente Cherrier, | partie, octobre 1920, n° 4). 
(Dubuisson, T. 1, p. 208). 


PI. 106 


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BERPOY®IDe) BANDES (QUATRE) 


(Beauvaisis) XVIII siècle. argent, gueules. 


D'argent à quatre bandes de gueules. 


Jean-Baptiste de Belloy, né à Moranglès, près de Senlis, le 19 octobre 1709, devint 
vicaire-général, official et archidiacre de Beauvais, abbé de Saint-André de 
Villeneuve, au diocèse d'Avignon, en janvier 1749, puis fut nommé évêque de 
Glandèves (Var) en novembre 1751 et ensuite de Marseille le 22 juin 1755: il 
obtint encore l'abbaye de Cormeilles (diocèse de Lisieux) en novembre 1766, se 
retira à Chambly, petite ville voisine du lieu de sa naissance, lors de la 
Révolution et y demeura jusqu'en 1802, date à laquelle il fut nommé arche- 
vêque de Paris; il fut créé cardinal en 1803 et mourut presque centenaire le 


10 juin 1808. 


(Guigard, T. {, p. 232 et 233, Hæœfer et M" de Granges de Surgères, T. 1, col. 318). 


PI. 107 


BARONCELLIT (De) s BANDÉ 


(Comtat-Venaissin) XVIII siècle. argent, gueules. 


Bandé d'argent et de gueules de six pièces. 


Alexandre-Joseph-Félicien de Baroncelli, marquis de Javon, seigneur de Saze, fils 
de Félicien-Joseph-Pompée et de Thérèse-Gabrielle de Belli de Roaix, né à 
Avignon le 28 avril 1755, s'engagea dans le régiment des Gardes-Françaises, 
fut promu enseigne en 1773 et sous-lieutenant en premier en 1779; il épousa 
le 16 avril 1781 Alexandrine-Marie-Catherine Oré, dame de Courcelles, devint 
sous-aide major en 1782, major en 1789 et chevalier de Saint-Louis; il dut se 
cacher à Soisy-sous-Etiolles, près de Paris, pendant la Révolution; il revint 
ensuite à Avignon où il mourut le 27 décembre 1807. 


Fer frappé sur un : ‘ Recueil d’airs des opéras et opéras-comiques ”. Paris, Mussard, s. d. 


(vers 1779). 


(Archives de la Société des Collectionneurs d’Ex-libris, 1922, p. 57 à 59). 


PI. 108 


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PANISSE BARRE ACCOMPAGNÉE 


(N.. de, dame) sur |‘ écu 
(Provence) azur, pourpre. 


Deux écus accolés : |, d'azur à la bande de pourpre, accompagnée de six épis d'or 
rangés en orle (Panisse); Il, de. à deux lions de. couronnés de, l’un sur 
l'autre. 


Il est à remarquer que sur les deux blasons, les meubles sont contournés. La barre est une 
pièce peu fréquente dans les armoiries françaises et les lions sont rarement tournées à 
senestre. 

Il y a tout lieu de supposer que le fer a été inversé. Dans ce cas le blason du mari serait 
celui contenant les lions et il s'agirait d'une dame N.., née Panisse. 


PI. 109 


RATTON | _ BARRES (TROIS) 


(Lyonnais) XVII® siècle. avec meuble brochant 
or, azur, argent. 


D'or à trois barres d'azur, au lion d'argent brochant. 


Pierre Ratton (ou Rattons) épousa Marie de Regnauld le 12 février 1621: conseiller 
en la sénéchaussée et siège présidial de Lyon, il fut échevin de Lyon pour les 
années 1641 et 1642 et mourut en 1660. 

(Armorial des Bibliophiles du Lyonnais, p. 547 et 548). 


PI. 110 


FERS NON IDENTIFIÉS 


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De... à la bande d'or (Noailles?). 


Fer frappé sur une reliure détachée portant au dos ‘ Atlas françois ” 


PI. Il 


De. à la bande d'or (Noailles?). De... à la bande de... 


Fer frappé sur : ‘“ Lysimachus ”, tragédie Fer "frappe sur : ‘“ÆEsope Paris, 
par M. de Caux de Montlebert. Girard, 1690. 
Paris, Le Breton, 1738. (Bibl. Nat, 
Res. Yf 3913). 


De... à la bande de... 


Fer frappé sur : ‘‘ Observations sur différens moyens propres à combattre les fièvres putrides 
et malignes”, par Banau. Amsterdam et Paris, Valleyre, 1778. (Bibl. Nat. Rés. Te 48 20). 
Ouvrage dédie à M. de Lassone. RSR 


D'azur à la bande de. au chef chargé de trois merlettes de... 


Fer frappé sur : ‘* Extrait de la Généalogie de la maison des comtes de Mailly, suivi de 
l'histoire de la branche des comtes de Mailly marquis d'Haucourt, etc., dressé sur les 
titres originaux sous les yeux de M. de Clérambault, généalogiste des ordres du Roy”. 
Paris, Ballard, 1757. 

Ce fer a été attribué par M. le D' Bouland, en juin 1906, à un membre de la famille de 
La Haye d'Hézecques, mais cette attribution a été depuis fort contestée. 


(Archives de la Société des Collectionneurs d’Ex-libris, juin 1906). 


PISE 


Ecartelé : aux | et 4, d'azur à la tour d'argent, maçonnée de sable, accompagnée 
de trois fleurs de lis d'or, 2 en chef et 1 en pointe (La Tour); au 2, de 
gueules à la croix vidée et cléchée d'or (Toulouse); au 3, contre-écartelé : 
aux | et 4, d'azur au lambel d'or à trois pendants; aux 2 et 3, de gueules au 
lion d'argent (Montfrain); sur le tout, écartelé : aux | et 4, de. à la bande 
de, accompagnée de deux besants de..; aux 2 et 5, de. à la bande de..; 
à la fasce de. brochante sur le tout. 


Ce fer se voit sur un livre de 1748 appartenant au directeur du Grand Séminaire de Chartres. 


D'or à la bande d'azur, accompagnée de deux casques de. tarés de front. 


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Fer frappé sur des Almanachs royaux de 1786 et de 1789. 


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De... à la bande de, accompagnée de deux roses de... 


Fer frappe sur : ‘“ Dernières œuvres de 
Scarron”. Paris, 1752. (Librairie Raoust- 
Fer frappé sur un Almanach royal. Leleu, à Lille). 


De. à la bande d'azur, accompagnée de deux roses de... (Beaumont). 


Fer frappé sur : ‘“ Œuvres de Jean Racine, avec des commentaires par M. Luneau de 
Boisjermain ”. Paris, Imp. de Louis Cellot, 1768, 7 vol. 


De... à la bande de... accompagnée de sept billettes coupées à plomb, | et 3 en chef, 
et 3 en pointe, posées dans le sens de la bande. 


PIN I4 


Deux écus accolés : I, de. à la bande de. surmontée d'un loup de. au chef de. 
chargé de trois étoiles de...; II, parti, emmanché de... et de... de l’un en l’autre. 


Fer frappé sur un : ‘Office de la Semaine Sainte ”. Paris, Desprez, 1758. (Vente du 
5 avril 1921, Paul expert, n° Il). 


De... à la bande de... chargée de trois étoiles de... 


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Fer frappé sur un Almanach royal de 1775. 


PI. 115 


De... à la bande de..., chargée de trois hiboux de... Devise : “ VIGILIIS ET ARMIS”. 
Chiffre formé des majuscules € € D M. 


De. à la bande de. chargée de trois Vaire de. et de, à la 
molettes de... bande de, chargée 
de quatre fleurs de lis 
de, posées dans le 
sens de la bande. 


Fer frappe sur : ‘Les Oraisons 
de Cicéron ”. Paris, de 


Sommaville, 1650. 


Fer frappé sur un Almanach royal de 1789. 
(Librairie Rahir). 


PI. 116 


D'or à la bande d'azur, chargée d'une étoile de, accompagnée en chef d'une 
pensée de..., tigée et feuillée de... et en pointe d'un casque de, taré de front. 


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Fer frappé sur un Almanach royal de 1781 (Vente Mars, avril 1920, n° 128). 


De... à la bande de, chargée de trois De... à deux bandes, la première d'or, 
coquilles de... et accompagnée de deux la deuxième de... chargée de trois 
lions de... quintefeuilles de... 


Fer frappé sur : ‘“ Exposition du calcul 
astronomique ”, par La Lande. Paris. 
Fer frappé sur un Almanach royal de 1789. 1762. (Librairie Besombes). 


(Vente de Béarn, [" partie, juin 1920, n° 351). 


De... à la bande de... chargée de trois croissants de. et accompagnée de deux lions de... 


Fer frappé sur un Cicéron de 1531-1534. 


PI. 117 


De à deux bandes, la première d'or, la deuxième de. chargée de trois quinte- 
feuilles de... 


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2. 


De... à trois bandes de. 


Fer frappé sur : “ Marci Tullii Ciceronis opera omnia quæ exstant, a Dionysio Lambino 


Monstroliensi…. emendata ”. Parisiis, J. du Puys, 1566. (Bibl. Nat, Rés. X 476). 


PI. 118 


De... à cinq bandes ou cotices de. 


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Parti : au I, écartelé : aux | et 4, bandé de... et de. de six pièces; aux 2 et 3, fascé de... 
et de. de six pièces; au Il, de. à la bande écartelée aux | et 4 de. et aux 


2 et 3 vairé de... et de. 


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De à la barre de sable, chargée d’un oiseau de. et accompagnée en chef de 
deux harpes de, et en pointe de trois besants de... | et 2. 


INDEX ALPHABÉTIQUE 


DES NOMS 


CONTENUS DANS LA PREMIÈRE SÉRIE 


ARPAJON (Anne-Claudine-Louise d'), duchesse de Noailles. 
AVERDI (Clément-Charles-François del'). 
BARDI DE MAGALOTI (Bardo de). 
BARONCELLT (Alexandre-Joseph-Félicien de). 
BARRAL (Joseph-Claude-Mathias de). 
BARVILLE (De). 
BELLOY (Jean-Baptiste de). 
BÉTHIZY DE MÉZIÈRES (Henriette-Anne-Eugénie de), princesse de Ligne. 
BLONDEL DE VADENCOURT. 
BOULLONGNE (Jean). 
— (Jean-Nicolas). 
BOURGEOIS DE BOYNES (Pierre-Etienne de). 
BRULART DE GENLIS (Charles-Claude). 
— — (S.-F. Ducrest de Saint-Aubin, marquise de). 
_ DE SILLERY (François). 
— — (Louis-Philogène). 


— — (Nicolas). 


BUT AULT DE MARSAN (Marie-Marguerite-Reine), duchesse de Durfort de Lorges. 


CHAMILLART (Geneviève-Thérèse de), duchesse de Durfort de Lorges. 
CHAMPAGNE (Rene-Brandelis de). 
CHASTELLUX (Henri-Louis de). 
CLARET DE FLEURIEU (Charles-Pierre). 
— DE LA TOURRETTE (Jacques-Annibal). 
. — (Jacques-Claude). 
COSSE-BRISSAC (Catherine-Françoise-Charlotte de), duchesse de Noailles. 
COURCILLON (EF. de Pompadour, marquise de). 
CRUSSOL (Charles-Emmanuel de). 
CUSTINE: 


Planches 


INDEX ALPHABÉTIQUE 


DAFFIS (Bernard). 
DENIS DE SENNEVILPEE: 
DESPREZ (Antoine). 
DU BELLAY (Martin). 
DÉEGETARELET 

— (Florent). 


— (G.-E. Le Tonnelier de Breteuil, marquise). 


DUCREST DE SAINT-AUBIN (Stéphanie-Félicité), marquise de Brulart de Genlis. 82 


DUODO (Pierre). 
DU PUY (Les frères Pierre et Jacques). 


DURFORT-CIVRAC (M.-F. de Pardaillan de Gondrin d'Antin, marquise de). 


— DE DURAS (Emmanuel-Felicite de). 
_ — (L.-H.-C.-P. de Noailles, duchesse de). 
— DE LORGES (Guy-Michel de). 
HE — (M.-M.-R. de Butault de Marsan, duchesse de). 
= (G.-T. de Chamillart, duchesse de). 
FAYE D'ESPEISSES (Louis-Henri de). 
FEVRET DE FONTETTE (Charles-Marie). 
GALÉAN DE GADAGNE (N. de, duchesse de). 
GIGOT DE LA PEYRONIE (François). 
GONTERIO (François-Maurice de). 
EA CROPTE"*(De): 
— DE BOURZAC (Jean-François de). 
LA MOUCHE (M. Thore, dame de). 
LANGEOIS. 
LA VERDY (Clément-Charles-François de). 
LE CLERC DE BUFFON (Georges-Louis). | 
LE FÊVRE DE CAUMARTIN (Charlotte-Emilie), marquise de Ségur. 
— DE LA FALUËÈRE. | 
— — (René). 


LE TONNELIER DE BRETEUIL (Gabrielle-Emilie), marquise du Châtelet. 


METSCES (De) 
LIÈRES (François de). 
LIGNE (De). 
—  (H.-A.-E. de Béthizy de Mézières, princesse de). 
LONGWY (Ferdinand de), dit de Rye. 


Planches 


18 
30 
él 
91 


INDEX ALPHABÉTIQUE 


Planches 

LORRAINE (Charles IIT de). 40 

— (Charles-Alexandre de). 48 

— (François II de). 42 

— (François-Etienne de), dit François III. 42 

— (Henri de), dit de Bainville-aux-Miroirs. 4 

— (Henri de), dit le marquis de Hattonchätel. 43 

. (Joseph-Charles-Léopold de), dit Léopold [”. 45 

— _- (Nicolas-François de). | | 44 

= (E.-C. d Orléans, duchesse de). 46 

— -ARMAGNAC (François-Armand de). 54 

— — (Louis de). 23 

ee. -BRIONNE (E.-J.-C, de Rohan-Rochefort, comtesse de). 56 

— -GUISE. D8 

— . (Charles de). 49 

— —  (Charles-Louis de). >| 

— — (Henri Il de). DA 

— —  (Louis-Henri de). 50 

— -MARSAN. | “y 

— — (M.-L. de Rohan-Soubise, comtesse de). 5e) 

PE -VAUDÉMONT (L.-A.-E.-M.-C. de Montmorency, princesse de). DE 

MAIGNART DE LA VAUPALIÈRE (Charles-FEtienne). 76 

— — (Pierre-Charles-Etienne). LL 

MAINFROY (Nicolas). 62 

MANDRE (Charles de). 33 

MARIE D'AVIGNEAU. 85 

MASSO (Antoine de). 17 

— (Jean de). 18 

— (Pierre de). 19 

MÉRARD DE SAINT-JUST (Simon-Pierre). 100 

MERCIER (Charles-Magloire-Dieudonné). 84 
MONTMORENCY (Louise-Auguste-Elisabeth-Marie-Colette de), princesse de 

Lorraine-Vaudémont. "| 

MOYRIA. 31 

NÉEL DE CRISTOT (Louis-François). 104 

NOAILLES (Adrien-Maurice de). 10 


— (Louis-Antoine de). 9 


INDEX ALPHABÉTIQUE 


Planches 
NOAILLES (Louise-Henriette-Charlotte-Philippine de), duchesse de Durfort de Duras. 6 
— (Marie-Uranie de). 8 
= (Philippe de). 12 
— (A.-C.-L. d'Arpajon, duchesse de). 53 
=> (C.-F.-C. de Cosse-Brissac, duchesse de). | Il 
ORLÉANS (Elisabeth-Charlotte d'), duchesse de Lorraine. 46 
PANISSE. 109 
PARDAILLAN DE GONDRIN D'ANTIN (Marie-Françoise de), marquise de 
Durfort-Civrac. 4 
PELEOT (Claude). | 103 
PIERRE DE BERNIS (François-Joachim de). 20 
POMPADOUR (Françoise de), marquise de Courcillon. 90 
RATTON (Pierre) 110 
RIQUET DE CARAMAN (Marie-Jean-Louis) 28 
— — (Victor-Maurice). 27 
— — (Victor-Pierre-François). 26 
RIQUETTI DE MIRABEAU (Honore-Gabriel). 205 
ROHAN-ROCHEFORT (Louise-Julie-Constance de), comtesse de Lorraine-Brionne. 56 
—  -SOUBISE (Marie-Louise de), comtesse de Lorraine-Marsan. 25 
RYE (Ferdinand de Longwy, dit de). 7 
SANGUIN DE LIVRY (Nicolas). 34 
SARTINE (Antoine-Raymond-Jean-Gualbert-Gabriel de). 74 
_— (N.. de, marquise de). 75 
SÉGUR (Marie-Thérèse-Elisabeth de), comtesse de Ségur. 96 
—  (Nicolas-Alexandre de). 94 et 101 
—  (C.-E. Le Fèvre de Caumartin, marquise de). 95 
SURBECK (Eugène-Pierre de). 86 
THORÉ (Madeleine), dame de la Mouche. Po) 


TONDUTI DE BLAUVAC 71 


_ par 


EMILE LEGRAND